Coorganisée mardi 21 et mercredi 22 octobre par le Comité des problèmes criminels et la Division des migrations et des réfugiés du Conseil de l’Europe, la 3e Conférence internationale sur le trafic des migrants a réuni, outre des représentants des États membres et partenaires du Conseil de l’Europe, des délégués de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, de la Commission européenne, d'Europol, d'Interpol et de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Elle a été suivie par la 4e réunion du Réseau des procureurs du Conseil de l’Europe sur le trafic de migrants.
Il s’agissait, d’une part, d’échanger sur les défis pratiques liés à la mise en œuvre des instruments nationaux et internationaux en matière de trafic de migrants et, d’autre part, de préparer la prochaine Recommandation du Comité des ministres du Conseil de l’Europe sur le sujet.
Celle-ci est annoncée pour décembre.
Dans son discours de clôture, Gianluca Esposito, directeur général des droits humains et de l’État de droit au Conseil de l’Europe, a souligné que cette Recommandation complétera le Protocole de Palerme des Nations Unies [visant à « prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier les femmes et les enfants », NDLR] et tiendra compte des travaux normatifs en cours au sein de l'Union européenne.
« Aucun pays ne peut à lui seul faire face à la criminalité mondiale en pleine évolution que constitue le trafic de migrants », a-t-il déclaré.
« Le Conseil de l'Europe encourage ses États membres à tirer pleinement parti de la solide architecture juridique de l'Organisation pour lutter contre le trafic de migrants et les crimes connexes et interdépendants, notamment ceux couverts par les conventions du Conseil sur l'entraide judiciaire, l'extradition, la cybercriminalité, la traite des êtres humains et le blanchiment d'argent ».
Dans son discours d’ouverture, Michael O’Flaherty, commissaire aux droits de l’homme, a exhorté les participants à veiller à ce que les considérations relatives aux droits humains restent au centre du processus de préparation de la Recommandation du Comité des ministres.
Il a également mis en garde contre la criminalisation de l’action humanitaire et appelé à redoubler d’efforts pour mettre en place des voies de migration sûres et légales. (Véronique Leblanc)