Une douzaine d’États membres de l’UE se sont inquiétés de la disparition et de la dilution du programme LIFE dans le cadre financier pluriannuel 2028-2034, lors d’une réunion entre les ministres européens de l’Environnement, mardi 21 octobre.
La République tchèque était à l’origine de l’ajout de ce point 'divers' sur l’avenir des aspects environnementaux du cadre financier pluriannuel 2028-2034 à l’agenda de la journée.
La Commission européenne a intégré « pour la première fois », selon la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, un objectif en matière de dépenses qui couvre l’environnement et le climat. Il consistera à consacrer de manière transversale au moins 35% du CFP aux points environnementaux.
Plusieurs États membres se sont montrés surpris de la décision de la Commission de faire disparaître LIFE, un programme « au bilan solide [et aux] résultats tangibles sur le terrain », selon le Luxembourg, dont ils ont loué l’importance et l’efficacité.
Selon cette douzaine d’États membres, parmi lesquels se trouvent la Lituanie, la Hongrie, l’Italie, la France, la Lettonie ou Chypre, par exemple, il sera essentiel de préserver l’indépendance du programme LIFE par un financement clair et distinct en faveur de la préservation de la nature.
En plus d'être insuffisant, selon certains États membres, l'objectif de 35% mélange climat et conservation de la nature, alors même que la seule mise en œuvre du règlement sur la restauration de la nature va nécessiter une attention particulière.
Ces États membres demandent plus de clarté dans l'allocation des fonds pour l'environnement. Un débat sur les aspects environnementaux du CFP se tiendra lors du Conseil 'Environnement' de décembre. (Florent Servia)