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Bulletin Quotidien Europe N° 13667
CONSEIL EUROPÉEN / Ukraine/russie

à vingt-six, les dirigeants de l'UE devraient rappeler leur soutien inébranlable à Kiev et maintenir la pression sur Moscou

Hormis le Premier ministre hongrois, les chefs d'État ou de gouvernement des pays de l'Union européenne devraient réitérer, jeudi 26 juin, leur message de soutien « inébranlable » à l'Ukraine en promettant de faire leur possible d'un point de vue économique (30,6 milliards d'euros d'aide en 2025), politique et militaire pour placer Kiev dans une position de force en vue d'éventuelles négociations de paix avec la Russie, tout en maintenant la pression sur Moscou afin de limiter sa capacité à financer l'effort de la guerre qu'elle a déclenchée.

Selon un projet de conclusions du Conseil européen daté du 24 juin, les Vingt-six inviteront les États membres à « intensifier leurs efforts pour répondre aux besoins urgents de l'Ukraine en matière militaire et de défense ». Cela pourrait notamment se faire en priorisant ('frontloading') l'aide fournie par les prêts des pays du G7 gagés sur les profits générés par l'immobilisation des actifs de la Banque de Russie. Un accord interinstitutionnel rapide sur le futur programme 'EDIP' de renforcement de l'industrie européenne de défense y contribuera également.

Après une discussion en distanciel avec leur homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, les dirigeants européens, de retour du sommet de l'OTAN (voir autre nouvelle), devraient appeler le Conseil de l'UE à finaliser les négociations relatives au 18e paquet de sanctions visant la Russie (EUROPE 13656/1).

Cela pourrait être chose faite vendredi 27 juin au niveau des ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper), a indiqué une source européenne, mercredi 25 juin, malgré l'opposition toujours affichée de la Hongrie et la Slovaquie, qui lient notamment ce dossier avec celui de la fin de la dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe (EUROPE 13666/4).

« Il y a un large accord, mais toujours des problèmes sur le plafonnement des prix du pétrole [russe] et les difficultés slovaques et hongroises liées à l’approvisionnement énergétique », a confirmé une deuxième source.

Si la Commission maintient sa proposition de baisser davantage le plafond du prix à l'exportation du pétrole russe, plusieurs États membres ne sont pas convaincus, à l'instar d'autres pays du G7 (États-Unis, Royaume-Uni, Japon), que le moment soit opportun, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui font remonter le prix du baril de pétrole brut.

D'après une autre source diplomatique, les Vingt-sept pourraient aussi, en marge du sommet, prendre la décision politique unanime de reconduire, pour six mois supplémentaires, les sanctions déjà adoptées à l'encontre de la Russie. En échange, la Hongrie aura obtenu qu'aucune étape politique supplémentaire ne soit prise, lors du semestre de Présidence polonaise du Conseil, qui aurait permis de faire progresser les négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE.

Selon le projet de conclusions, la Commission européenne est d'avis que l’Ukraine a rempli tous les critères requis pour ouvrir le premier chapitre de négociation avec Kiev sur les valeurs fondamentales.

Voir le projet de conclusions du Conseil européen daté du 24 juin : https://aeur.eu/f/hjx (Mathieu Bion avec la rédaction)

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