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Bulletin Quotidien Europe N° 13656
Invasion Russe de l'Ukraine / Russie

La Commission européenne présente son 18e paquet de sanctions, axé sur les secteurs énergétique, bancaire et militaire

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, ont présenté, mardi 10 juin, le 18e paquet de sanctions à l’encontre de la Russie.

« Comme la Russie ne se montre pas encore disposée à parvenir à la paix, nous allons intensifier la pression sur elle, notamment par de nouvelles sanctions plus sévères », a ainsi annoncé Mme von der Leyen devant les médias.

Dans le domaine énergétique, la Commission européenne propose une interdiction de transaction pour Nord Stream 1 et Nord Stream 2. « Cela signifie qu'aucun opérateur de l'UE ne pourra s'engager, directement ou indirectement, dans des transactions concernant (ces) gazoducs », a expliqué la présidente.

Il est aussi proposé d’abaisser le plafond du prix du pétrole russe de 60 à 45 dollars le baril. « Depuis l'introduction de ce plafond en 2023, les prix du pétrole ont baissé. Ils se négocient désormais très près du niveau du plafond. En abaissant ce plafond, nous l'adaptons à l'évolution des conditions du marché et rétablissons son efficacité », a expliqué Mme von der Leyen. Le plafonnement du prix du pétrole russe devrait être discuté lors du sommet du G7 au Canada plus tard cette semaine.

La Commission propose aussi de sanctionner 77 navires supplémentaires de la 'flotte fantôme'. Selon Kaja Kallas, les dernières sanctions adoptées contre cette 'flotte fantôme' a permis de réduire de 30% les revenus des exportations pétrolières en provenance ou via la mer Noire et la mer Baltique.

Une interdiction d'importation de produits raffinés à base de pétrole brut russe afin d’empêcher qu’une partie du pétrole brut russe atteigne le marché de l'UE par des moyens détournés est également sur la table.

Selon Mme von der Leyen, la Russie touche encore 1,2 milliards d'euros par mois de revenus énergétiques ou issus des combustibles fossiles en provenance de l'UE.

Au-delà de l’énergie, la Commission européenne s’attaque au secteur bancaire russe en proposant de transformer l'interdiction actuelle d'utiliser le système 'SWIFT' en une interdiction totale des transactions et de l'appliquer à 22 banques russes supplémentaires.

Une extension de l'interdiction de transaction aux opérateurs financiers de pays tiers qui financent des échanges commerciaux avec la Russie en contournant les sanctions est également mise en avant, tout comme sanctionner le Fonds d'investissement direct russe, ses filiales et ses projets d'investissement.

La Commission propose en outre de nouvelles interdictions d'exportation pour un montant de plus de 2,5 milliards d'euros. « Nous ciblons les machines, les métaux, les plastiques et les produits chimiques. Nous limitons également l'exportation de biens et de technologies à double usage utilisés pour la production de drones, de missiles et d'autres systèmes d'armes », a expliqué la présidente.

La Commission se penche aussi sur le contournement des sanctions déjà adoptées avec l'élargissement de l'interdiction de transaction déjà en vigueur avec 22 entreprises russes et étrangères, notamment chinoises et biélorusses, « apportant un soutien direct ou indirect au complexe militaro-industriel russe ».

Le 18e paquet de sanctions devait être présenté dans la soirée aux ambassadeurs des États membres. La Présidence polonaise du Conseil de l’UE a d’ores et déjà annoncé qu’elle travaillait sans relâche pour une adoption avant fin juin. (Camille-Cerise Gessant)

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