Les chefs d'État ou de gouvernement européens, réunis à Bruxelles jeudi 26 juin, ne devraient pas s’attarder sur le sujet de la migration, aucune discussion de fond n’étant prévue et la lettre de la présidente de la Commission, qui fait le point sur les chantiers en cours, a également comme objectif « d’éviter les répétitions pendant le Conseil européen », a indiqué une source mercredi 25 juin (EUROPE 13665/16). Les Vingt-sept appelleront à intensifier les travaux sur la dimension extérieure de la migration, les retours, la lutte contre l’instrumentalisation ou l’alignement des politiques des visas par les pays voisins. Ils inviteront les colégislateurs à accélérer les travaux sur les dossiers législatifs en cours.
Libye. Le Conseil européen devrait néanmoins aborder la situation préoccupante en Libye et ses conséquences possibles sur la sécurité européenne, ainsi que sur les flux migratoires, selon le projet de conclusions.
Alors que les départs de Libye représentent 93% des passages illégaux aux frontières, « on constate une augmentation de 7% sur la route de la Méditerranée centrale et une augmentation de 173% des arrivées en Grèce en provenance de l'est de la Libye », avait écrit Ursula von der Leyen dans sa lettre, évoquant une possible tactique d'instrumentalisation de la migration contre l'UE.
Dans la matinée, plus d'une quinzaine de dirigeants nationaux se retrouveront par ailleurs également à Bruxelles pour un petit-déjeuner informel consacré à la migration, un exercice désormais traditionnel. L’Allemagne devrait cette fois y participer.
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