Lors du Conseil 'Agriculture' de mardi 24 juin à Luxembourg, l'Autriche a demandé à la Commission européenne d'assurer une plus grande disponibilité sur le marché de produits phytopharmaceutiques.
Le ministre autrichien, Norbert Totschnig, a déploré l’indisponibilité croissante de mécanismes de protection intégrée contre les ennemis des cultures. Entre 2014 et 2023, 104 substances actives n’ont pas été renouvelées dans le cadre des procédures prévues. « On peut s’attendre à ce que des substances actives, souvent essentielles, soient finalement supprimées », a souligné le ministre. Il a également mis en évidence une fragmentation du marché qui « compromet de plus en plus l’idée d’un marché phytosanitaire européen commun et entrave l’efficacité des chaînes de production ».
La Commission européenne est invitée à prendre des mesures urgentes : - garantir aux agriculteurs un accès suffisant à des produits phytopharmaceutiques efficaces tout en tenant compte de la sécurité alimentaire dans les procédures d’autorisation ; - harmoniser et simplifier ces autorisations à l’échelle européenne en améliorant les règles existantes, notamment en ce qui concerne les alternatives disponibles ; - proposer une approche commune sur l’avenir de la protection des végétaux.
Un document de l’Autriche (https://aeur.eu/f/hjz ) a été soutenu par la Croatie, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lituanie, le Portugal et la Slovaquie.
Les Pays-Bas ont indiqué avoir formulé des propositions à la Commission pour améliorer l’accessibilité aux outils de biocontrôle.
La France a demandé à la Commission de présenter un plan d’action sur l’harmonisation, les mesures 'miroir' et les solutions de biocontrôle. (Lionel Changeur)