De passage à Sarajevo mardi 13 mai, après sa visite en Serbie le même jour (EUROPE 13639/28), le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré que l'UE était « attachée » à l'avenir européen de la Bosnie et « prête » à continuer de travailler en ce sens avec la Présidence tripartite du pays.
La Bosnie-Herzégovine est marquée par des tensions séparatistes venues de la Republika Srpska, l'entité serbe de Bosnie, dont le dirigeant, Milorad Dodik, fait l'objet d'une condamnation et est recherché pour violation de l'ordre constitutionnel (EUROPE 13599/17).
« La rhétorique sécessionniste et les actions contre son intégrité territoriale, sa souveraineté et son ordre constitutionnel vont à l'encontre du chemin de la Bosnie-Herzégovine vers l'Union européenne », a déclaré António Costa depuis Sarajevo.
À ce stade, le pays doit encore mettre en œuvre plusieurs réformes, notamment « l'approbation de deux lois judiciaires, la nomination d'un négociateur en chef [avec l'UE] et l'adoption de l'agenda de réformes » pour pouvoir bénéficier du plan de croissance européen pour les Balkans occidentaux.
La Bosnie-Herzégovine est le seul des six pays de la région à ne pas avoir encore finalisé son programme de réformes (EUROPE 13510/19). (Isalia Stieffatre)