Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré mardi 1er décembre à Bruxelles, après un entretien avec le Premier ministre portugais, António Costa, qu’il soutenait les efforts de la Présidence allemande du Conseil de l’UE visant à « résoudre le plus vite possible la question » du cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027 et du Plan de relance de l’économie de l’UE (EUROPE 12611/14).
La Hongrie et la Pologne refusent d’entériner le CFP et le Plan de relance, car elles contestent l’accord sur le mécanisme établissant un lien entre le versement des fonds de l’UE et le respect de l’État de droit.
Pas de plan B. « Il n’y a pas de plan B, il faut adopter le CFP et le Plan de relance. Le Conseil européen des 10 et 11 décembre pourrait durer plusieurs jours, jusqu’au 31 décembre s’il le faut, mais il faut un accord », a martelé António Costa, dont le pays assumera pendant six mois la Présidence du Conseil de l’UE à compter du 1er janvier 2021. Il a mis en garde contre une baisse drastique des fonds de la politique de cohésion sans accord sur le CFP 2021-2027 en début d’année 2021.
Interrogé sur les pistes de compromis possible, M. Michel, qui ne « sous-estime pas la gravité de la situation », a indiqué qu’il ne souhaitait pas « dire des choses qui rendent plus difficile le travail de négociation qui est indispensable dans les prochains jours pour tenter de trouver une solution ». M. Michel a rappelé que plusieurs autres sujets sont à l’ordre du jour du prochain Conseil européen.
António Costa a estimé que « l’on ne peut pas rouvrir » l'accord entre les institutions de l’UE sur le CFP et le Plan de relance. M. Costa a aussi défendu le compromis trouvé sur la conditionnalité en matière d’État de droit. « Il n’y a pas l’ombre d’un doute sur l’engagement du Portugal en faveur des valeurs européennes », a soutenu aussi M. Michel. (Lionel Changeur)