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Bulletin Quotidien Europe N° 12613
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Espace

Selon M. Petschke, l’espace est un catalyseur de l’autonomie stratégique de l’UE

Le directeur ‘Espace’ à la Direction générale de l'Industrie, de la Défense et de l'Espace de la Commission européenne (DG DEFIS), Matthias Petschke, a expliqué, lundi 30 novembre, que l’espace était un « catalyseur » de l’autonomie stratégique de l’UE.

Devant les députés de la sous-commission ‘Sécurité et Défense’ du PE, M. Petschke a expliqué que le programme spatial de l’UE continuerait à développer ses capacités et que l’UE poursuivrait le développement des programmes phares que sont Galileo, Copernicus et EGNOS.

« Il s’agit de points forts pour l’Europe, mais on doit maintenir notre avance technologique », a-t-il expliqué. « Si on ne fait pas attention, on risque de perdre l'avantage technologique que l’on a encore en Europe. Nous sommes toujours en première division, mais si on n’investit pas de manière significative, on ne pourra pas continuer à être efficace face aux États-Unis et la Chine », a ajouté le directeur général d’Airbus Defence and Space, Dirk Hoke. 

Le président d’Eurospace et directeur général du groupe Ariane, André-Hubert Roussel, a rappelé que l’espace était un lieu de concurrence stratégique et qu’il allait devenir un nouveau champ de bataille. Selon lui, l’UE doit travailler sur quatre axes : un accès indépendant à l’espace, la surveillance de la situation spatiale, le soutien aux opérations militaires et l’action dans l’espace. MM. Hoke et Roussel ont aussi estimé qu’il manquait à l’Europe un système d’alerte précoce, qui protègerait contre des missiles balistiques.

Les deux hommes ont aussi appelé à éviter la dispersion des fonds du Fonds européen de défense. M. Hoke a ainsi cité trois projets phares prioritaires, selon lui : un cloud opérationnel multidomaines européen, le système d’alerte précoce et un développement plus poussé de l’Eurodrone.

Par ailleurs, mardi 1er décembre, l’Agence spatiale européenne a annoncé avoir signé un contrat de 86 millions d’euros avec la start-up suisse ClearSpace SA pour le premier enlèvement d’un débris spatial en orbite. Cette mission partira en 2025, afin de capturer et désorbiter un morceau d’une ancienne fusée Vega. (Camille-Cerise Gessant)

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