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Bulletin Quotidien Europe N° 12487
RÉPONSE EUROPÉENNE AU COVID-19 / Eurogroupe

Les ministres des Finances de l'UE finaliseront les trois filets de sécurité pour les États, les travailleurs et les entreprises

Réunis en format 'Eurogroupe élargi', les ministres des Finances de l'Union européenne devraient rendre opérationnels, vendredi 15 mai, les trois filets de sécurité agréés par le Conseil européen pour affronter la crise économique provoquée par le Covid-19 (EUROPE 12465/2).

Sont concernés : - la ligne de crédit du Mécanisme européen de stabilité (MES) à destination des dix-neuf pays de la zone euro (enveloppe totale : 240 milliards d'euros) (EUROPE 12483/1) ; - l'instrument SURE d'aide aux travailleurs touchés par le chômage partiel (100 milliards) (EUROPE 12486/11) ; - le fonds paneuropéen de garantie de la BEI (200 milliards).

D'abord à dix-neuf, les ministres auront un échange de vues avec la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Irene Tinagli, sur les défis posés par le coronavirus.

À vingt-sept, ils auront un débat stratégique sur la relance de l'économie post-pandémie de Covid-19. Ce sera l'occasion pour chacun de faire valoir sa position en vue d'orienter les travaux de la Commission européenne, qui doit présenter un plan de relance européen couplé à une proposition modifiée de cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 (EUROPE 12486/2).

Plusieurs propositions circulent. La France a donné sa vision d'un Fonds de relance européen (EUROPE 12483/2), de même que la Pologne. L’Italie, alliée à l'Espagne, la France, le Portugal, la Grèce et Chypre, demande que ce fonds soit doté d'au moins 1 000 milliards d’euros et apporte une aide aux pays les plus touchés, surtout sous forme de subventions (EUROPE 12485/20). Les pays nordiques soulignent l'importance que l'effort de relance bénéficie en priorité aux secteurs porteurs d'avenir et durables d'un point de vue environnemental.

Jeudi, le ministre français Bruno Le Maire a dit que la France allait faire appel à l'aide de l'instrument SURE, mais pas à la ligne de crédit du MES, le fonds de sauvetage permanent de la zone euro.

Il a estimé que le Fonds de relance devait « éviter l'accroissement des divergences, qui peuvent être des menaces sérieuses pour la zone euro », rappelant que l'Allemagne avait présenté à la Commission 52% des demandes de validation des régimes d'aides d'État anti-crise, contre 16% pour la France et l'Italie et 2% pour l'Espagne. Le fonds est aussi « le seul moyen » pour l'Europe de rester au niveau des États-Unis et de la Chine en stimulant l'investissement dans la santé, les filières stratégiques (tourisme, aéronautique, automobile, intelligence artificielle) et la recherche. Troisièmement, a ajouté M. Le Maire, l'arrêt de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, qui remet en cause la politique monétaire de la BCE, rend « plus nécessaire de déployer des moyens budgétaires » (EUROPE 12484/18).

La France demande que l'aide soit versée sous forme de subventions budgétaires et de prêts. Ceux-ci seraient alloués aux pays les plus touchés par la crise, sur la base de critères « sanitaires et économiques » à définir, mais remboursés par les pays bénéficiaires à hauteur de leur part dans le PIB de l'UE. (Mathieu Bion)

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