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Bulletin Quotidien Europe N° 12487
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Avenir de l'ue

Aucun effort ne sera épargné pour faire débuter la Conférence sur l'avenir de l'Europe, assure la Présidence du Conseil de l'UE

La Présidence croate du Conseil de l'UE « ne s'épargnera aucun effort » pour ficeler « dès que possible » un consensus entre les États membres et sécuriser un accord entre les institutions européennes sur « le calendrier et les modalités » de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, a assuré la secrétaire d'État croate aux Relations avec le Parlement européen, Nikolina Brnjac, lors d'un débat célébrant le 70e anniversaire de la Déclaration Schuman, jeudi 14 mai, au Parlement européen.

Symboliquement, la Conférence sur l'avenir de l'Europe aurait dû débuter ses travaux samedi 9 mai à Dubrovnik. La pandémie de Covid-19 a totalement bouleversé l'agenda politique au niveau européen et rend impossibles les débats citoyens sous forme physique.

Au Conseil, le dernier texte de compromis croate date de février (EUROPE 12426/3). La Lettonie s'est jointe à la lettre initiée par l'Autriche demandant une reprise des travaux. La France agit en coulisses pour que les discussions reprennent aussi vite que possible (EUROPE 12482/24). Sa Secrétaire d'État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a indiqué un calendrier souhaitable pour la mise en place de la Conférence, lundi 11 mai, lors d'un échange avec les eurodéputés du groupe de contact : accord au Conseil 'Affaires générales' d'ici à fin mai, accord interinstitutionnel en juillet sous Présidence allemande, inauguration de la Conférence en septembre. 

Les questions en suspens au Conseil demeurent la gouvernance de la Conférence et le niveau d'ambition de cet exercice. En clair : faut-il d'emblée s'interdire tout changement de traité que réclameraient les citoyens européens lors des débats ?

Devant les députés, le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a indiqué que l'institution travaillait à la création d'une « plateforme numérique multilingue qui sera ouverte à toutes les institutions européennes » et qui permettra d'organiser des « débats en ligne ». Néanmoins, « toute solution numérique ne peut pas, à elle seule, atteindre tous les citoyens et ne remplacera pas les débats physiques », a-t-il admis.

Au nom du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García Pérez (S&D) a suggéré de renommer l'initiative 'Conference pour le redressement et l'avenir de l'Europe', en référence à l'impact socioéconomique de la pandémie. Nous avons besoin de réussir la Conférence pour « faire bouger la démocratie avec les citoyens », a plaidé Pascal Durand (Renew Europe, français). Pour Ska Keller (Verts/ALE, allemande), l'Europe a besoin d'un plan de relance européen qui garantisse la transformation socioéconomique sans laisser quiconque sur le chemin. Manon Aubry (GUE/NGL, française), elle, a estimé que la 'corona-dette' n'était « ni légitime ni remboursable » et a demandé que les grands gagnants de la crise, comme « Amazon, Carrefour et Sanofi », soient mis financièrement à contribution. Quant à Derk Jan Eppink (CRE, néerlandais), il a rejeté tout État européen avec une armée et des dettes européennes. (Mathieu Bion)

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