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Bulletin Quotidien Europe N° 12487
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ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

Les ministres des Affaires étrangères européens se penchent sur le processus de paix au Proche-Orient

Les ministres des Affaires étrangères se retrouveront vendredi 15 mai, par visioconférence, pour discuter, principalement du processus de paix au Proche-Orient.

Le programme du nouveau gouvernement israélien, qui devait prêter serment jeudi 14 mai dans la soirée, prévoit, entre autres, une annexion rapide des colonies israéliennes en Cisjordanie et dans la vallée du Jourdain, en violation du droit international (EUROPE 12474/13).

Mardi 12 mai, devant la presse, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, avait espéré que l'Union européenne présenterait à l’occasion de la réunion de ce vendredi sa position sur une éventuelle annexion. « Il est important pour moi et pour la politique étrangère de l'UE de savoir quelle est la position des États membres concernant le respect du droit international et comment nous pouvons juger cette annonce et ces actions (israéliennes) afin de clarifier la position de l'Union », avait-il précisé, conscient qu’il s’agit d'« une question qui divise beaucoup au sein du Conseil et que les différents États membres ont des positions différentes ».

Reconnaissant que l’UE n’avait pas d’information précise sur ce que compte faire le gouvernement à propos des annexions, un haut fonctionnaire européen a estimé, jeudi 14 mai, que la discussion des ministres porterait davantage sur la façon dont l’UE devrait réagir en cas de réalisation d’un tel scénario. En avril, M. Borrell avait prévenu que l'UE suivrait de près la situation et « agirait en conséquence ». 

Cependant, avant même la réunion des ministres, huit ou neuf États membres ont déjà demandé au Haut Représentant de préparer un document listant les options possibles pour réagir en cas de telles actions israéliennes, selon ce fonctionnaire. « Nous verrons (ce qu’il va se passer au Conseil), mais mon impression est que nous n’y sommes pas encore, nous sommes en train d’évaluer la situation », a-t-il ajouté.

Interrogé sur de possibles sanctions à l’encontre de l’État hébreu, M. Borrell avait rappelé, mardi 12, que de telles mesures nécessitaient l'unanimité. « Nous sommes pour l'instant loin de parler de sanctions », avait-il précisé. Si la politique de colonisation d’Israël, en violation du droit international, se poursuit depuis des années, les Européens n’ont jamais pris de mesures restrictives à son encontre.

Voisinage méridional

Les ministres discuteront également des effets de la pandémie du Covid-19 sur les pays du voisinage méridional de l’UE. Selon ce haut fonctionnaire, si, jusqu’à présent, l’impact du coronavirus dans le domaine sanitaire a été moins important qu’on l'avait craint, les conséquences économiques s’annoncent importantes. La plupart de ces pays sont touristiques et bénéficient d’entrées d’argent de la part de leurs citoyens émigrés en Europe. L’UE a déjà annoncé une aide de plus de 2 milliards d’euros à l'Algérie, l'Égypte, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine et la Tunisie : 30,8 millions d'euros pour les besoins immédiats, 572 millions pour le renforcement des systèmes de santé nationaux et 1,5 milliard d'euros pour soutenir le redressement socioéconomique (EUROPE 12464/14).

Et si, comme à son habitude depuis le début de la crise, M. Borrell devrait faire le point sur la coopération consulaire et le rapatriement des Européens, la question ne devrait pas faire l’objet d’une discussion. Plusieurs milliers d’Européens sont toujours bloqués au Maghreb. Le haut fonctionnaire a précisé que l’UE continuait de travailler avec les États membres et les autorités des pays tiers concernés sur cette question, compliquée par le problème des citoyens disposant d’une double nationalité.

Enfin, le Haut Représentant devrait dire quelques mots sur le sommet UE/Balkans occidentaux du 6 mai (EUROPE 12482/21).

Par ailleurs, selon le haut fonctionnaire, en marge du Conseil, l’UE devrait publier une déclaration sur les actions de la Turquie dans la zone économique exclusive de Chypre et dans l’espace aérien de la Grèce. La Turquie avait fait l’objet d’une discussion « approfondie » lors de la réunion du 22 avril (EUROPE 12470/17). (Camille-Cerise Gessant)

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