L'Iran attend la présentation du mécanisme promis par l'UE pour l'aider à vendre son pétrole et n'a aucune intention de renégocier l'accord de 2015 sur le nucléaire dénoncé par Washington, a déclaré, lundi 26 novembre à Bruxelles, le vice-président iranien Ali Akbar Salehi.
« Nous travaillons à la mise en place d'un mécanisme efficace et viable », a confirmé le commissaire à l’Action pour le climat et l’Énergie, Miguel Arias Cañete, au cours d'un point de presse. Une telle proposition pourrait être présentée dans deux semaines.
La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, avait annoncé le 26 septembre devant les Nations Unies la décision de l'UE de créer une entité pour permettre à l'Iran de continuer à vendre du pétrole après l'entrée en vigueur du second train de sanctions américaines le 4 novembre.
L'UE envisage un mécanisme d'échanges de créances et de compensations ('Special Purpose Vehicle', SPV) pour permettre la poursuite du commerce avec l'Iran. « Nul ne devrait douter du niveau d'ambition et de détermination politiques des États membres concernés, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, pour le rendre rapidement opérationnel », a dit le commissaire.
Venu à Bruxelles participer à un séminaire de deux jours sur le nucléaire, le vice-président iranien s'est dit confiant. « Les Européens ont des difficultés, mais ils sont en train de mettre en place un mécanisme qui va faciliter les transactions financières et les ventes de pétrole », a-t-il dit. (Lionel Changeur)