Le Conseil de l'UE a adopté, lundi 26 novembre, sa position de négociation avec le Parlement européen sur le Corps européen de solidarité pour la période 2021-2029, plusieurs États membres critiquant toutefois la procédure de désignation des indicateurs de suivi.
Le Corps européen de solidarité permet à des jeunes âgés de 18 à 30 ans de participer à un éventail d'activités de solidarité à travers des actions de volontariat ou la concrétisation de projets professionnels encadrés par un contrat de travail.
La position du Conseil, qui ne s'attaque pas aux questions budgétaires, conserve les grandes lignes de la proposition présentée par la Commission (EUROPE 11798). Le principal changement est la ventilation de la dotation budgétaire (article 12) : 86 % pour les activités de volontariat (solidarité), 8 % pour les stages ou les emplois et 6 % pour le volontariat (aide humanitaire).
Lors du tour de table, la France, la Grèce, Chypre et la Belgique ont évoqué leur déclaration commune dans laquelle ils critiquent la procédure d'élaboration des indicateurs de suivi du programme. Ils regrettent que cette compétence revienne à la Commission européenne via des actes délégués, sans associer les États.
Le commissaire à l'Éducation, Tibor Navracsics, quant à lui, a accueilli positivement l'accord politique de principe marqué par le Conseil, tout en appelant à suffisamment de flexibilité sur la question de la dotation budgétaire (article 12). Il a également souligné que le recours à des actes délégués représentait « l'option la plus légère et la plus correcte ».
Il revient maintenant au Parlement d'adopter sa position de négociation sur ce dossier. D'après la Présidence autrichienne du Conseil, le vote au PE sur le rapport de Michaela Šojdrová (PPE, tchèque) devrait intervenir en février 2019.
Stratégie pour la jeunesse. À noter que les ministres de la Jeunesse ont également procédé à un échange de vues sur la stratégie pour la jeunesse, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019.
Ils sont nombreux à s'être réjouis de la création, au sein de la Commission, d'un poste de coordinateur responsable du dialogue jeunesse et en contact avec les États membres.
Plusieurs États, à l'instar de l'Irlande ou du Luxembourg, ont toutefois déploré le fait que les objectifs fixés ne figurent pas dans la stratégie elle-même, mais seulement dans l'annexe.
Enfin, soulignons la proposition de la Belgique de créer une Charte européenne du travail de jeunesse. (Sophie Petitjean, avec Mathieu Solal)