Les dirigeants de l’UE ont insisté, dimanche 25 novembre à Bruxelles, sur l’importance de conserver des quotas de pêche dans les eaux britanniques lors des arrangements futurs (EUROPE 12145).
Dans leur déclaration annexée à l'accord sur les futures relations économique et commerciale entre l’UE et le Royaume-Uni, les 27 dirigeants de l’UE précisent qu’un accord avec le Royaume-Uni sur la pêche devra être conclu « bien avant la fin de la période de transition » prévue après le Brexit, qui doit durer jusqu'à fin 2020. L'accord de retrait contient comme date limite pour conclure les 'arrangements pêche' la mi-2020.
« Un accord de pêche est prioritaire et devrait reposer, entre autres, sur l'accès réciproque et les parts de quotas existants. Un tel accord devrait être négocié bien avant la fin de la période de transition », est-il écrit dans ce texte ajouté sur l'insistance de pays comme la France ou les Pays-Bas, qui ont regretté que ce dossier ne soit pas réglé dans l'accord de divorce.
Plusieurs pays de l’UE insistent pour que le futur accès des produits de la pêche des Britanniques au marché européen reste conditionné à un accès des Européens aux eaux territoriales britanniques. « Pour nous, l'accès aux eaux britanniques est une priorité », estime la France.
Les pêcheurs de huit pas de l'UE dépendent, à des degrés divers, des cabillauds, lottes et autres merlans qu’ils capturent dans les eaux britanniques.
L'accord de divorce approuvé dimanche prévoit que, pendant la période de transition, les pêcheurs européens garderont l'accès aux eaux territoriales britanniques et que les Britanniques resteront soumis aux quotas de pêche européens. Il contient comme date limite pour conclure cet accord la mi-2020.
Contrôle souverain. Theresa May, le Premier ministre britannique, tente de rassurer les pêcheurs du pays, qui ont massivement voté pour la sortie du pays de l’UE. L’accord « nous libèrera de la PCP pour de bon et pour toujours », a lancé Mme May, après le Conseil européen. « Le Royaume-Uni redeviendra un État côtier indépendant, en exerçant un contrôle souverain absolu sur ses eaux et en pouvant décider qui nous autorisons à pêcher, ceci sans lien avec aucun autre aspect de notre partenariat économique », a assuré Mme May. (Lionel Changeur)