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Bulletin Quotidien Europe N° 12146
Sommaire Publication complète Par article 14 / 34
INSTITUTIONNEL / Parti vert europÉen

Katri Ylinen milite pour « une Europe accueillante, sociale et durable »

À l’issue de du 29ème Congrès du Parti Vert Européen, ayant permis d’élire Ska Keller (allemande) et Bas Eickhout (néerlandais) comme co-Spitzenkandidaten des écologistes pour les élections européennes de mai 2019 (voir autre nouvelle), EUROPE a pu s’entretenir avec Katri Ylinen, co-porte-parole de la Fédération des jeunes Verts européens. L’occasion pour cette dernière de partager les priorités politiques de son mouvement (propos recueillis par Lucas Tripoteau).

Agence Europe – Qu’avez-vous pensé de ce Congrès ?

Katri Ylinen – Du point de vue des jeunes, le congrès a été un vrai succès. Quand nous sommes arrivés, nous avions des fortes attentes quant au Spitzenkandidat que nous voulions voir gagner. C’était Ska Keller, donc les résultats sont un vrai succès.

Nous voulions qu’une motion sur les stages non rémunérés pour les partis verts en Europe soit votée, afin que les partis verts décident de ne plus proposer de stages non rémunérés. C’est très important pour les jeunes générations, qui sont dans des situations précaires. Et cet amendement est passé.

Nous avons également fait passer une motion sur la réforme des droits d’auteur (article 13). Et nous avons réussi à obtenir un amendement sur la liberté d’avortement. Ce fut donc un succès pour nous.

L’atmosphère était également très bonne, nous avons eu de très bons débats et beaucoup de personnes étaient intéressées.

Êtes-vous satisfaits quant à l’élection des deux co-Spitzenkandidaten ?

Ska est une ancienne de chez nous, puisqu’elle fut co-porte-parole pour la Fédération des jeunes verts européens. Elle a été notre alliée pendant des années. Nous sommes donc très heureux de continuer à travailler avec elle. Ska a toujours soutenu les valeurs qui sont très importantes pour nous, comme les droits de l’homme ou la défense des minorités.

Nous sommes également très heureux pour Bas. Je pense personnellement qu’il est notre meilleur expert sur le changement climatique et sur la transition énergétique. Nous sommes fiers de l’avoir comme co-Spitzenkandidat.

Ska et Bas sont très bons pour mobiliser les personnes. C’est donc une bonne nouvelle.

Je suis également très contente que Petra [de Sutter, candidate non élue pour représenter les écologistes aux élections européennes] ait concouru. Elle couvre quelques idées qui ne sont pas encore très répandues dans la politique européenne. Bien qu’elle ne soit pas Spitzenkandidat, elle a parlé de sujets importants : les questions de genre, les minorités sexuelles et leurs droits.

Qu’attendez-vous du prochain Parlement européen et de la prochaine Commission européenne ?

Nous avons divisé nos priorités politiques en trois catégories : une Europe accueillante, une Europe sociale et une Europe durable.

Nous voulons construire une Europe où les gens sont les bienvenus, où ils sont traités dignement et bénéficient de valeurs protectrices, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Nous voulons également que la société soit plus féministe. Nous voulons une égalité des genres et plus de représentation des femmes au Parlement européen. C’est très important pour les jeunes.

Si on regarde le PE, c’est très blanc, très privilégié, avec peu de différents modèles et de différents types de politiciens. Nous voulons voir beaucoup plus de diversité et de jeunes, afin que les gens s’intéressent plus à la politique.

Et bien sûr, nous voulons une Europe plus durable, avec des politiques climatiques plus ambitieuses. Nous attendons avec impatience la prochaine COP et nous espérons que le prochain cadre financier pluriannuel sera en conformité avec l’ambition de réduire les émissions de carbone.

Nous avons de hautes attentes, je sais très bien que cela ne se passera pas au prochain PE, mais nous devons garder des espoirs ambitieux.

Quel regard portez-vous sur la vague verte ?

Je viens de Finlande, où le soutien pour le mouvement vert atteint aujourd’hui 11,4% dans l’opinion, ce qui est très bien.

Ce que nous avons vu en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg n’est que le début. J’espère qu’on pourra faire grossir cette vague, pas seulement pour les élections européennes, mais également après.

J’espère également que la vague verte inspirera davantage les jeunes pour qu’ils s’intéressent plus à la politique. Aujourd’hui, ils sont très motivés pour défendre des causes, prendre part à des mouvements, mais moins pour s’impliquer dans des partis politiques. Peut-être qu’ils ont perdu la foi. Mais j’espère que beaucoup de jeunes seront élus dans un futur proche.

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