La question de la création d’un fonds spécifique pour venir en aide aux régions touchées par le Brexit a semblé faire débat au niveau des régions, lors d’une conférence du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) qui s’est tenue à Bilbao, du lundi 11 juin au 13 juin.
Ainsi, interrogé par EUROPE, mardi 12 juin, sur la proposition émise par le groupe PPE au Parlement européen de créer un fonds qui soutiendrait les régions touchées par le Brexit (EUROPE 12033), Bas van den Barg, membre de l’Association des municipalités néerlandaises, a dit comprendre l'opposition du commissaire européen au Budget, Günther Oettinger (EUROPE 12037).
« Les fonds structurels sont la manière d’aider les régions » de l’UE directement frappées par la sortie du Royaume-Uni, a ainsi estimé M. van den Barg. En outre, tant que les négociations avec le Royaume-Uni ne sont pas terminées, il est impossible de connaître l'ampleur de l’impact du Brexit sur les régions frontalières du Royaume-Uni, a-t-il ajouté.
Quant à Karl-Heinz Lambertz, le président du Comité des régions (CdR), il a reconnu ne pas avoir d’avis définitif sur la question. « Il faut être capable d’apporter, avec les instruments financiers européens, des solutions à des problèmes spécifiques », a-t-il déclaré.
Déceptions. M. van den Barg a fait part à EUROPE, mardi 12 juin, de la déception du CCRE concernant la réduction à hauteur de 10 % du budget pour la Politique de cohésion, prévue par le cadre financier pluriannuel (CFP) (EUROPE 12013).
Cette analyse rejoint ainsi celle posée par de nombreuses organisations, dont la Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM) ou le CdR (EUROPE 12031). « Il faut faire attention à ce qu’elle ne soit pas massacrée », a ainsi lancé le président du Comité des régions.
Les régions ont, par ailleurs, exprimé leur inquiétude quant à la durée des négociations sur le prochain CFP. M. Lambertz n'a pas caché ses craintes que les négociations entre leaders européens se prolongent jusqu'à fin 2019. « L’atmosphère en Europe est assez eurosceptique. Et ne pas avoir de résultats à présenter aux électeurs, c’est un risque », a-t-il considéré. (Carmen García, stage)