« Mon rôle, en tant que commissaire européenne à la Justice, est de parfois poser aussi des questions difficiles et honnêtes, en particulier sur les questions qui nous concernent tous », a déclaré Věra Jourová en conférence de presse, jeudi 14 juin, à la représentation de la Commission européenne à La Valette.
Poser les questions difficiles, c'est ce qu'elle s'est attachée à faire pendant son déplacement à Malte pour une série de rencontres avec plusieurs ministres, mais aussi des juges et des magistrats.
« Nous voulons la vérité (...). Il n'y a pas de place dans l'UE pour l'assassinat de journalistes », a-t-elle déclaré en référence au meurtre de la journaliste d’investigation maltaise Daphne Caruana Galizia. La Commission attend une enquête indépendante et approfondie.
Puis, dans son intervention, Mme Jourová s’est ensuite attaquée à la question du blanchiment d’argent et des lacunes du système maltais dans ce domaine. Vendredi, elle rencontrera le ministre des Finances, Edward Scicluna, et entend faire le point avec lui sur l’état d’avancement de la transposition de la 4e directive anti-blanchiment d’argent sur l’île.
Elle n'a pas non plus manqué d'aborder la pratique de vente à Malte des 'golden visas' - situation que la Commission suit de près depuis 2014 et qui fera l'objet d'un rapport publié à la fin de l'année.
Enfin, sur une note plus positive, la commissaire a annoncé avoir reçu la confirmation officielle de la volonté de Malte de rejoindre le Parquet européen. (Marion Fontana)