Le commissaire à l’Euro, Valdis Dombrovskis, a espéré, jeudi 14 juin à Athènes à l’occasion d’une table ronde avec le gouvernement grec, que le sommet de la zone euro se mettra d’accord fin juin sur la mise sur pied d’un filet de sécurité (‘common backstop’) pour le Fonds de résolution unique (SRF), bras financier de l'union bancaire en zone euro (EUROPE 12037).
Pour M. Dombrovskis, « le filet de sécurité renforcerait la confiance dans le système bancaire », raison pour laquelle il est une priorité aujourd’hui.
Si l’architecture exacte de ce backstop n’est toujours pas définie, le commissaire européen en a néanmoins donné les grandes lignes possibles. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage permanent de la zone euro, devrait avoir ce rôle, avec une ligne budgétaire dédiée d’environ 60 milliards d’euros. M. Dombrovskis a également indiqué que ce backstop serait permanent et capable d’apporter des fonds dans un délai très court, afin qu’une « résolution [bancaire] puisse être accomplie au cours d’un week-end – ou parfois d’une nuit – avant que les marchés n'ouvrent ».
À l’instar des propos de Mário Centeno, le président de l’Eurogroupe, la semaine dernière (EUROPE 12034), M. Dombrovskis a également estimé nécessaire que des progrès soient réalisés sur l'instauration d'un système européen de garantie des dépôts (EDIS) et sur la concrétisation de l’Union des marchés de capitaux. Il a également vanté les mérites des propositions du 31 mai de la Commission relatives au mécanisme européen de stabilisation des investissements et au programme de soutien aux réformes socioéconomiques (EUROPE 12031).
Alors que la réunion de l’Eurogroupe du 21 juin à Luxembourg actera la sortie mi-août de la Grèce du troisième et dernier plan de sauvetage financier (EUROPE 12040), M. Dombrovskis a reconnu les sacrifices réalisés par le peuple grec depuis 2010. Il s’agit maintenant de s’accorder sur un cadre de surveillance post-plan d'aide et sur des mesures d’allègement de la dette publique grecque. (Lucas Tripoteau)