Le négociateur de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, a reçu jeudi 13 juillet le leader de l’opposition travailliste britannique, Jeremy Corbyn, le Premier ministre écossais, Mme Nicola Sturgeon, ainsi que le Premier ministre gallois, Carwyn Jones, pour évoquer avec eux la question de la sortie du Royaume-Uni de l’UE et « écouter tous ceux qui ont un intérêt dans ce processus », a expliqué la Commission.
Mme Sturgeon a jugé cet entretien constructif, a-t-elle fait savoir ultérieurement dans un communiqué, cette rencontre lui ayant permis d’affirmer que sa priorité était de défendre les intérêts stratégiques de l’Écosse, en combattant fermement un Brexit extrême qui nuirait aux emplois et à l’économie du pays.
Le même jour, le gouvernement britannique a publié trois nouveaux documents de négociation sur la question nucléaire, les procédures judiciaires en cours et les privilèges et immunités liées à l'UE, mais rien encore sur le règlement financier. Dans ces documents, le gouvernement britannique explique notamment qu’il quittera l'Euratom en même temps que l’UE. Ces documents seront discutés le 17 juillet lors du second round de négociations.
David Davis, le ministre britannique en charge du Brexit, a par ailleurs également présenté jeudi matin le projet de loi sur la sortie de l'Union européenne, qui vise à abroger, le jour de la sortie effective du pays de l’UE, le texte « European Communities Act » de 1972 qui avait incorporé les traités communautaires dans le droit national britannique. (Solenn Paulic)