28/06/2007 (Agence Europe) - La décision de la Cour dans l'affaire C-305/05 (EUROPE n° 9455), concernant les restrictions au secret professionnel des juristes en vertu de la directive sur le blanchiment de capitaux, a attiré quelques critiques. Clarisse Martin, secrétaire générale du Conseil des Notariats de l'UE, a salué l'apport de clarté par la Cour, mais a fait remarquer que: « le notaire a déjà l'obligation d'information des autorités publiques en cas de soupçons » conformément aux 2ème et bientôt 3ème directives européennes en la matière. Maître Jean-Pierre Buyle, avocat au barreau de Bruxelles et Maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles, a trouvé la décision « très décevante », de par sa « conception restrictive » du rôle de l'avocat, et aussi à la lumière de l'article 8 de le Charte européenne des droits de l'homme, relatif aux atteintes à la vie privée. L'affaire est renvoyée devant la Cour belge, mais selon Me Buyle, « le combat n'est pas terminé ». (cd)