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Bulletin Quotidien Europe N° 13731
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

En amont de la COP30, l’UE soutient la démarche de la Présidence brésilienne pour démontrer l’efficacité de l’Accord de Paris

À moins d’un mois de la COP30, qui se tiendra du 10 au 21 novembre à Belém (Brésil), la Commission européenne a estimé, selon des informations partagées mercredi 15 octobre, qu’à l’issue des discussions pré-COP de Brasilia, la participation, bien que jugée correcte, était toutefois restée en deçà des attentes ministérielles.

L’enjeu est de démontrer que l’Accord de Paris tient ses promesses, en l’absence d’une nouvelle étape significative.

Les échanges se poursuivent afin de clarifier les attentes quant à l’issue de la conférence. Selon un négociateur européen, il s’agit de montrer que l’économie mondiale se détourne réellement des énergies fossiles, même si aucun nouveau traité ou objectif unique ne devrait émerger.

Pour ce faire, la Présidence brésilienne souhaite organiser la COP30 autour d’un sommet des dirigeants précédant l’ouverture, d’un agenda d’action associant gouvernements, entreprises et ONG, d’une contribution élargie de la société civile par le biais d'un « bilan éthique mondial », et poursuivre les négociations formelles.

Ces dernières porteront notamment sur les nouvelles Contributions déterminées au niveau national (NDC).

Pour l'heure, seulement 59 parties ont partagé un objectif pour l’après-2030, en laissant plus de 130 en attente. L’Union européenne n’a pas encore transmis formellement la sienne (EUROPE 13711/8), ce qui alimenterait des doutes quant à sa capacité à se présenter en « chef de file ». Cette situation susciterait à la fois frustration et scepticisme auprès de ses partenaires, même si certains reconnaissent la complexité du processus de décision européen et manifestent une certaine compréhension.

Selon la Commission européenne, un objectif en adéquation avec les orientations déjà validées serait présenté à temps. 

Les nouvelles NDC devraient être plus précises que par le passé, car détaillant la sortie progressive du charbon, le triplement des énergies renouvelables ou le doublement des gains d’efficacité énergétique.

En outre, le Brésil voudrait s’essayer à une « décision 'omnibus». Elle devrait permettre de rassembler, dans un même ensemble, la reconnaissance que les engagements actuels restent insuffisants, l’adoption d’outils pour mesurer les progrès en matière d’adaptation et un soutien à la 'feuille de route' 'Bakou-Belém', qui devrait permettre de préciser la mise en œuvre des engagements financiers. 

Mais deux points restent en discussion et pourraient compliquer l’ouverture de la COP : le premier concerne l’inscription des mesures commerciales unilatérales à l’ordre du jour ; le second porte sur le financement prévu à l’article 9.1 de l’Accord de Paris.

Pour l’Union européenne, la réussite de Belém dépend de plusieurs conditions : - les nouvelles contributions nationales doivent couvrir une part significative des émissions mondiales ; - des progrès concrets doivent être obtenus sur l’adaptation et son financement ; - la trajectoire fixée pour mettre en œuvre le nouvel objectif international de financement adopté l’année passée, lors de la COP29 à Bakou (EUROPE 13531/13), doit paraître crédible. (Nithya Paquiry)

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