Les commissions de l’emploi et des affaires sociales (EMPL) et des droits des femmes et de l’égalité des genres (FEMM) ont examiné, lundi 13 octobre, le projet de rapport d'initiative conjoint sur les écarts de rémunération et de pension entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne.
Au regard d'un écart salarial moyen de 12% en 2023 et d'un écart de pension de 25,4%, le rapport témoigne de l’ampleur du problème et de la « pénalité de la maternité » (https://aeur.eu/f/izj ).
Un constat sans appel, auquel le texte répond par un ensemble de solutions, parmi lesquelles: - fixer des objectifs chiffrés dans une nouvelle stratégie européenne d’égalité; - mieux valoriser les professions à forte présence féminine; -reconnaître les années de soin dans le calcul des retraites, et; - accélérer la mise en œuvre des directives sur la transparence des rémunérations adoptée en 2023 (https://aeur.eu/f/izo ) et sur la présence des femmes dans les conseils d’administration, entrée en vigueur fin 2024 (https://aeur.eu/f/izq ).
S’exprimant au nom de la co-rapportrice en commission FEMM, Mirosława Nykiel (PPE, polonaise), Eleonora Meleti (grecque) a rappelé l’ambition du texte, à savoir que les femmes ont besoin d'avoir des conditions de vie dignes à tout âge.
L’accès des femmes aux secteurs d’avenir, l’entrepreneuriat, la garde d’enfants à un coût abordable et des conditions de travail plus flexibles constituent, en ce sens, autant de problématiques sur lesquelles travailler.
Pour Irena Joveva (Renew Europe, slovène), co-rapportrice pour la commission EMPL, représentée par Veronika Cifrová Ostrihoňová (slovaque), une approche « exhaustive et ambitieuse » est nécessaire, avec des indicateurs dans la gouvernance économique, ainsi qu’un meilleur accès des femmes au financement, au mentorat et à la formation professionnelle, notamment dans les zones rurales et ultrapériphériques.
La directrice pour l’égalité et la non-discrimination à la direction générale à la Justice (DG JUST) de la Commission européenne, Ana-Carla Pereira, a salué le rapport d’initiative.
Aussi a-t-elle avancé que la Commission travaille à la mise en œuvre de la directive sur la transparence des rémunérations, et qu’elle développait des outils pratiques pour l’évaluation des emplois. L'institution de l'UE veille à la transposition de la directive sur l’équilibre hommes-femmes dans les conseils d’administration.
La fonctionnaire européenne a également relevé des difficultés structurelles, telles que le temps partiel subi, les interruptions de carrière ou encore la sous-évaluation des métiers du soin.
Le rapport d'initiative : https://aeur.eu/f/izm (Nithya Paquiry)