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Bulletin Quotidien Europe N° 13329
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Les ministres de l'Environnement des pays de l'UE mettent le cap sur les prochaines étapes d'une économie circulaire intégrant toutes les filières

Les ministres de l'Environnement des pays de l'UE ont discuté, mardi 16 janvier, au Palais d'Egmont (Bruxelles), des moyens d'accélérer la transition de l'UE vers une économie circulaire plus efficace dans l'utilisation des ressources non renouvelables, plus résiliente et plus compétitive, comme l'ambitionne le 'Pacte vert européen', conçu comme une stratégie de croissance.

Les progrès encore à réaliser pour tirer le plein potentiel de l'économie circulaire afin de contribuer à la neutralité climatique, à la restauration de la biodiversité et à la pollution zéro, était le dernier sujet de la réunion ministérielle informelle de deux jours (EUROPE 13327/1), placée par la Présidence belge du Conseil de l'UE sous le signe de la transition verte et juste.

À en croire le ministre belge de la Transition climatique et de l'Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale, Alain Maron, qui a présidé la session, les échanges ont été fructueux et la priorité, désormais, en attendant le prochain rapport du Panel international de l'ONU sur l'utilisation des ressources au niveau mondial est d'intégrer la dimension macroéconomique de l'économie circulaire.

La consommation de l'UE en matériaux s'élève à près de 6,6 milliards de tonnes, ce qui est nettement supérieur à la moyenne mondiale et à celle des pays tiers à revenu faible ou moyen, bien que la consommation soit restée stable depuis 2010, a souligné la Présidence belge.

Si l'on tient compte du fait que 80% de l'impact environnemental d'un produit est déterminé lors de sa phase de conception, l'économie circulaire a le potentiel de réduire considérablement l'utilisation des matières premières et, donc, de diminuer la pression sur l'environnement et les émissions de gaz à effet de serre. Elle améliore également la résilience de la société et réduit les risques liés à l'approvisionnement, tels que la volatilité des prix, la disponibilité et la dépendance à l'égard des importations. D'ici à 2030, ce modèle pourrait également permettre de créer plus de 700 000 emplois dans l’UE.

C'est ce sur quoi tablent la Présidence belge et le deuxième plan d'action de l'UE pour une économie durable économe en ressources, adopté en mars 2020 (EUROPE 12444/1).

Le commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, s'est dit « satisfait» que toutes les législations prévues aient pu être présentées et faire l'objet d'accords entre les colégislateurs, provisoires pour certains, mais qui pourraient être finalisés avant les élections de juin.

Il a cité la proposition de règlement concernant l'écoconception pour des produits durables, « pilier de l'économie circulaire », et les législations permettant aux citoyens « de faire des choix éclairés » d'achat et de consommation durables, guidés par des informations adéquates sur la durabilité des produits, sans écoblanchiment.

Selon, lui, l'heure est à la mise en œuvre et cela « prendra du temps pour que l'économie circulaire soit la norme dans les États membres ».

Finaliser ces dossiers est une priorité de la Belgique pendant son semestre à la tête du Conseil (EUROPE 13320/8).

« Nous n'avons pas fait que nous congratuler », a précisé Alain Maron à l'issue de la réunion. 

Et d'ajouter : « Le cadre européen est indispensable et aide les États. Par exemple, l'obligation du tri organique en vigueur à Bruxelles n'aurait pas vu le jour si le cadre européen n'existait pas. Cela a doublé les déchets organiques collectés, grâce à l'Europe. Le cadre, c'est un support pour avancer, mais force est de constater qu'au niveau macro, nous parvenons insuffisamment à réduire nos productions de déchets et à diminuer nos ponctions de ressources non renouvelables. C'est un enjeu majeur, qui doit faire partie d'une transition économique globale, qui doit donc être pensé dans toutes les filières et pas seulement dans les législations environnementales ».

Le futur règlement 'Emballages et déchets d'emballages', sur lequel les négociations PE/Conseil de l'UE vont débuter le 5 février (EUROPE 13307/4), a fait l'objet d'une atténuation des objectifs de prévention des déchets et de réutilisation des emballages par le Conseil et le Parlement européen, soucieux de ne pas nuire à l'industrie européenne, au grand dam des ONG environnementales. (Aminata Niang)

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