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Bulletin Quotidien Europe N° 13329
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Eu2024be

Alexander De Croo appelle l'Union européenne à ne pas avoir peur des défis internationaux de 2024, mais à les affronter pour se renforcer

Mise en œuvre crédible et continue des textes du 'Pacte vert', vigilance quant aux futures nouvelles règles européennes sur la gouvernance budgétaire que certains élus de La Gauche ont appelé à ne pas valider ou encore prise en compte de la situation difficile des agriculteurs européens…

Réunis à Strasbourg mardi 16 janvier pour un débat consacré aux priorités de la Présidence belge du Conseil de l’UE, les eurodéputés, belges en particulier, n’ont pas ménagé le Premier ministre, Alexander De Croo, lui demandant par ailleurs de maintenir des ambitions élevées, à la fois sur le soutien à l’Ukraine, la place de l’Union européenne dans la compétition mondiale tout en améliorant l’Europe sociale et les droits des travailleurs.

Le Premier ministre belge leur a d’abord exposé sa vision et s’est dit en premier lieu conscient que cette année 2024 sera cruciale tant pour l’UE que pour l’Occident, au moment où les Européens et les Américains seront invités à se rendre aux urnes et où l’UE pourrait à nouveau devoir compter « plus que jamais sur elle-même » dans l’hypothèse d’un retour de Donald Trump et son « America first ».

« Nos démocraties seront mises à l’épreuve », a-t-il d’emblée lancé aux eurodéputés, estimant toutefois que l’Europe ne doit pas s’en effrayer, mais, au contraire, « saisir » ces défis pour devenir plus « solide, plus forte, plus souveraine et plus résistante ».

Le Premier ministre a aussi d’emblée pointé comme priorité le soutien à l’Ukraine, tout à fait « existentiel » pour l’UE, avec la nécessité de maintenir l’aide financière et la poursuite du soutien militaire, qui sera également à l’ordre du jour du Sommet européen du 1er février.

Un autre défi majeur sera de maintenir une économie européenne forte, l’Europe ne pouvant pas devenir « un musée économique ».

Le Premier ministre voudrait notamment que l’Europe récolte plus automatiquement les fruits de sa grande capacité d’innovation avec des applications industrielles sur le territoire de l’UE ; cela, notamment en développant le marché des capitaux et en comptant sur les idées que remettra l’Italien Enrico Letta pour donner un souffle nouveau au marché unique.

Revenant sur la lutte contre le changement climatique, le Premier ministre, qui avait été critiqué en 2023 pour avoir défendu, comme Emmanuel Macron, l’idée d’une pause dans les réglementations sur l’environnement, a maintenu le devoir de l’UE de faire baisser les émissions de CO2 et d’atteindre la neutralité carbone.

Mais il a aussi insisté sur la nécessité de garder les entreprises à bord de toutes ces réformes, tout comme de s’assurer continuellement « du soutien social » nécessaire.

L’élargissement, qui passera d’abord par des réformes internes à l’UE avec une Union qui doit « aller mieux » avant de s'élargir, la migration, mais aussi l’État de droit et la défense des droits des LGBTIQ sont d’autres priorités citées par le Premier ministre dans un discours concis, mais complet.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’élargissement, il a annoncé les thèmes de travail de la future feuille de route pour préparer l’arrivée de nouveaux pays : « le financement de l’Union, les futures priorités politiques à dresser à l’échelon européen, le renforcement de notre démocratie européenne et une meilleure intégration de l’État de droit dans l’UE pour faire en sorte que les critères de Copenhague ne soient pas seulement des conditions d’adhésion, mais une obligation permanente ».

Interpellé par son compatriote Benoît Lutgen (PPE, belge) sur la situation difficile des agriculteurs, qui n'a pas été mentionnée dans son discours, Alexander De Croo a assuré vouloir également les défendre et rallier à la fois « agriculture et industrie » sans les opposer quand il s’agit de mettre en œuvre les textes du 'Pacte vert européen'.

Répondant aux critiques de Philippe Lamberts (Verts/ALE, belge) qui s’est dit « choqué » par ses propos sur une éventuelle pause dans le 'Pacte vert', M. De Croo a assuré avoir été mal compris. « Je n’ai jamais parlé de pause sur le Pacte vert ! », mais, s'agissant de la mise en œuvre de tous les textes, « il faut bien regarder les séquences » pour obtenir le soutien de la population et de l'industrie.

Interpellé également par l’Espagnole Iratxe Garcia Perez (S&D) sur les droits des travailleurs des plateformes numériques, le Premier ministre belge a encore assuré que « la protection sociale » de ces personnes était « essentielle ». La Présidence belge tentera ainsi de « dégager le juste milieu », cette nouvelle économie ayant aussi des « avantages » en permettant également de s’insérer sur le marché du travail.

 Voir le discours d'Alexander De Croo : https://aeur.eu/f/ae5  (Solenn Paulic)

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