Dans des reproches à peine voilés, formulés lors de la deuxième journée du 54e Forum économique mondial de Davos, le Premier ministre chinois, Li Qiang, a fait état « de nombreux exemples où les caprices d'une partie sapent la confiance mutuelle avec les autres ».
S'il n'a nommément désigné aucun pays en particulier, ces propos du Premier ministre chinois adviennent alors que les relations commerciales bilatérales de Pékin avec l'Union européenne et les États-Unis se détériorent depuis plusieurs mois, sur fond de dépendance économique et de concurrence jugée déloyale.
L'UE, de son côté, a lancé une enquête anti-subventions à l'encontre des véhicules électriques chinois en septembre, enquête à laquelle Pékin à répondu en ouvrant une procédure anti-dumping sur les alcools européens (EUROPE 13325/19).
À travers sa nouvelle stratégie de sécurité économique, l'Union cherche à réduire ses dépendances envers la mainmise chinoise sur de nombreux secteurs de l'industrie et des matériaux critiques.
Lors du sommet UE/Chine de décembre dernier (EUROPE 13309/21), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré que « les pays européens ne sont pas en mesure de tolérer que notre industrie soit sapée par une concurrence déloyale ». (Isalia Stieffatre)