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Bulletin Quotidien Europe N° 13278
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INSTITUTIONNEL / Multilinguisme

Un nouveau pas a été franchi vers l'octroi du statut de langue officielle de l'UE à trois langues régionales, selon l'Espagne

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s'est félicité, mardi 24 octobre, des « avancées décisives » de la requête de son pays relative à l'octroi du statut de langue officielle de l'Union européenne au catalan, au galicien et au basque (EUROPE 13253/22).

À l'issue du tour de table sur la question, qui s'est tenu lors du Conseil 'Affaires générales', il n'a noté « aucune opposition d'aucun État membre » quant à la présentation ultérieure d'une requête adaptée en fonction des remarques de certains pays. À ce titre, il a réitéré le fait que l'Espagne prendrait à sa charge l'ensemble des coûts budgétaires de traduction et d'interprétation, la Commission européenne ayant été chargée de préparer des rapports sur cette question.

M. Albares a aussi souligné à plusieurs reprises « le cas unique » que représente la demande de l'Espagne, qui, selon lui, ne pourra pas déclencher de demandes analogues provenant d'autres pays : - les trois langues régionales concernées sont reconnues dans la Constitution espagnole et utilisées au Parlement national ; - des accords administratifs existent avec les institutions de l'UE pour la traduction de textes dans ces trois langues (existence de copies certifiées des traductions des traités européens) ; - ces langues sont parlées par de nombreuses personnes (plus de 9 millions pour le catalan).

Le ministre n'a toutefois pas été en mesure de préciser un calendrier menant à une décision officielle, tandis que le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Pascual Ignacio Navarro Ríos, n'a pas confirmé que ce dossier serait inscrit à l'ordre du jour du Conseil 'Affaires générales', mercredi 15 novembre.

Au nom de la Commission européenne, Dubravka Šuica a indiqué que l'institution de l'UE n'avait aucune compétence décisionnelle, mais était prête à coordonner le travail sur la question du coût budgétaire. (Mathieu Bion)

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