Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a élu le libéral démocrate belge Marc Cools à sa présidence, un vote intervenu ce 24 octobre à Strasbourg, au deuxième jour de la plénière strasbourgeoise du Congrès.
Rencontré par EUROPE dans la foulée de son élection, le nouveau président est convaincu de l’importance de cette assemblée de 306 membres effectifs et 306 suppléants où il siège depuis plus de dix ans et dont il a été vice-président pendant deux ans au titre du Groupe indépendant des démocrates libéraux (GILD), qu’il préside.
Par ailleurs conseiller communal d’Uccle et ancien président des villes et communes belges ainsi que de Brulocalis (association de la Ville et des communes de la Région bruxelloise), Marc Cools est fermement convaincu de l’importance de la vie locale et régionale.
« Participer aux travaux du Congrès permet de prendre du recul par rapport à un quotidien 'le nez dans le guidon' », dit-il en évoquant les 46 États membres du Conseil de l’Europe. « C’est parfois difficile de concilier les approches, mais on parvient à de très larges consensus ».
L’élection de Marc Cools intervient un peu plus de six mois après le Sommet du Conseil de l’Europe, qui s’est tenu à Reykjavik en mai dernier, et ce n’est pas anodin.
À cette occasion, en effet, les chefs d’État et de gouvernement ont donné mandat au Congrès de suivre l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme concernant les collectivités territoriales.
« Il y en a beaucoup et ils portent sur des sujets aussi variés que la liberté d’expression ou d’association, la gestion des déchets, les gardes d’enfants, les expulsions de logements, etc. ».
Une évolution qu’il va devoir mettre en œuvre tout en affrontant une géopolitique à feu et à sang.
Les dossiers ne manquent pas : guerre en Ukraine dans laquelle le Congrès s’est impliqué, notamment en mettant en lien villes ukrainiennes et villes d’autres États membres du Conseil de l’Europe, conflit Arménie/Azerbaïdjan, tous deux représentés au Congrès, conflit au Proche-Orient.
« Israël et l’Autorité palestinienne ont respectivement statut d’observateur et de partenaire pour la démocratie au Conseil de l’Europe », précise M. Cools.
« Nous réfléchissons à la manière de traiter cette guerre. Ce ne sera sans doute pas sous la forme d’un rapport et d’un débat, mais plutôt au travers d’un forum réunissant des maires d’Israël et de Cisjordanie. Nous croyons en la diplomatie des villes ».
Reste à savoir quand… « En tout cas, pas maintenant, la tension est trop vive ». (Véronique Leblanc)