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Bulletin Quotidien Europe N° 13192
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / ÉgalitÉ de genre

Le Parlement européen veut renforcer la lutte contre le harcèlement au sein des institutions de l’UE

Le Parlement européen a renouvelé son appel à lutter contre le harcèlement, en particulier dans les institutions de l’UE. Un rapport, adopté avec 486 voix pour, 17 contre et 125 abstentions, énumère ainsi une série de propositions, allant de l’introduction de formations obligatoires pour les eurodéputés avec des sanctions pour ceux qui ne les suivent pas, au renforcement des canaux de signalement (EUROPE 13169/25).

« Ce n'est pas la première résolution de ce type dans ce mandat, et de nombreux engagements des résolutions précédentes (...) n'ont pas encore été tenus », a reconnu Michal Šimečka (S&D, slovaque), rapporteur, soulignant que son texte a pour objectif de « combler ce fossé ». En effet, le PE avait adopté un rapport contenant des recommandations similaires en 2021 (EUROPE 12849/17). Carina Ohlsson (S&D, suédoise) et Terry Reintke (Verts/ALE, allemande) ont, à leur tour, appelé à faire en sorte que les mesures suggérées par le PE soient appliquées.

Présent lors du débat, le commissaire européen au Budget, Johannes Hahn, a rappelé qu’avec la ratification de la Convention d’Istanbul par l’UE, qui couvre les administrations de l’Union, « les institutions, agences et organes de l'UE devront également mettre en œuvre les normes de référence de la convention ».

En outre, alors qu’Ewa Kopacz (PPE, polonaise) a soulevé la problématique du harcèlement en ligne (EUROPE 13173/1), M. Hahn a concédé que l’UE et tous les employeurs doivent « moderniser leur boîte à outils » pour « s’adapter à l’environnement numérique ».

Tous les groupes politiques ont soutenu le texte, sauf le CRE et ID. Margarita de la Pisa Carrión (CRE, espagnole) a notamment dénoncé une « théorie de genre » clivante et s'est opposée à des « cours obligatoires pour adultes et à des sanctions ». À noter que le PPE a voté en faveur, alors qu’une partie de ses membres s'était abstenue en 2021.

L’adoption de ce rapport coïncide également avec des accusations de harcèlement visant plusieurs eurodéputés, la dernière en date concernant Pernille Weiss (CRE, danoise). Le même jour, le PE a aussi décidé de lever l’immunité d’Aléxis Georgoúlis (La Gauche, grec), accusé de harcèlement sexuel.

Le rapport : https://aeur.eu/f/76h  (Hélène Seynaeve)

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