La commission des droits des femmes et de l’égalité de genre (FEMM) du Parlement européen sera appelée à voter, jeudi 9 décembre, un projet de résolution réclamant de nouvelles mesures pour lutter contre le harcèlement et les agressions sexuelles au sein de l’institution.
Le texte mis aux voix correspondra mot pour mot à celui détaillé dans nos colonnes la semaine dernière (EUROPE 12846/11), malgré les réticences des groupes les plus à droite.
À l’initiative du CRE, la commission FEMM a été appelée, lundi, à se prononcer sur le maintien de certains paragraphes. Ces derniers ont toutefois été soutenus par une large majorité de députés, pour l’essentiel issus des groupes S&D, Renew Europe, Verts/ALE et La Gauche.
Les votes ont notamment porté sur les paragraphes demandant que les formations contre le harcèlement deviennent obligatoires et requérant que la liste des parlementaires ayant déjà suivi ces formations soit rendue publique.
Seuls les groupes ID et CRE se sont opposés à la mise en place de ces deux dispositions. Les eurodéputés du PPE – à l’exception de Cindy Franssen (belge) et de Sirpa Pietikäinen (finlandaise) –, ainsi que l’eurodéputée de La Gauche Sandra Pereira (portugaise) se sont, eux, abstenus lors du vote sur le paragraphe réclamant des formations obligatoires au motif que celles proposées sur une base volontaire se sont jusqu’ici « révélées insuffisantes ».
La droite, enfin, s'est montrée sceptique quant à l'éventualité d’envisager des sanctions ou de limiter le recrutement d’un député ou de tout autre membre du personnel refusant de suivre la formation obligatoire contre le harcèlement.
Les six députés d’ID et du CRE ont en effet voté contre cette mesure. Le groupe PPE s’est abstenu, à l’exception de Sirpa Pietikäinen. L’eurodéputée finlandaise a, de nouveau, soutenu la disposition, ainsi que les 19 eurodéputés des groupes S&D, Renew Europe, Verts/ALE et La Gauche.
Pour consulter le détail des votes : https://bit.ly/3oAgMby (Agathe Cherki)