Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, et le vice-président exécutif de la Commission, Valdis Dombrovskis, ont annoncé, mercredi 8 décembre, que l’UE était en contact avec les autorités chinoises pour clarifier rapidement les informations selon lesquelles les expéditions lituaniennes ne seraient pas dédouanées par les douanes chinoises et les demandes d'importation en provenance de Lituanie seraient rejetées.
Ces mesures auraient été mises en place en représailles de l’ouverture d’un bureau de représentation de Taïwan à Vilnius (EUROPE 12848/21).
« L'UE est prête à s'opposer à tous les types de pressions politiques et de mesures coercitives appliquées à l'encontre de tout État membre », ont prévenu le Haut Représentant et le vice-président exécutif, ajoutant que l’évolution des relations bilatérales de la Chine avec les États membres avait une incidence sur les relations globales entre l'UE et la Chine. Le même jour, M. Dombrovskis a présenté un nouvel instrument de l’UE pour contrecarrer des mesures coercitives de pays tiers (voir autre nouvelle).
MM. Borrell et Dombrovskis ont également annoncé que, si les allégations étaient confirmées, l'UE évaluerait la compatibilité de l'action de la Chine avec ses obligations au titre de l'Organisation mondiale du commerce.
De son côté, le président de la délégation du PE pour les relations avec la Chine, Reinhard Bütikofer (Vert/ALE, allemand), a dénoncé l’attitude chinoise. « Bien que la Lituanie soit, de tous les États membres de l'UE, celui qui dépend le moins du commerce avec la Chine, l'UE ne peut accepter que la Chine utilise le harcèlement économique parce que Pékin veut forcer la conformité politique », a-t-il souligné dans un communiqué. (Camille-Cerise Gessant avec Léa Marchal)