Les eurodéputés ont adopté par 483 voix pour, 38 contre et 100 abstentions, jeudi 1er juin, une résolution appelant la Commission et les États membres à s'engager à augmenter la couverture des négociations collectives à au moins 80% d'ici 2030.
Cela signifierait que 80% des travailleurs sont couverts par des syndicats ou d'autres organes pour négocier les conditions de leur emploi, explique le PE dans un communiqué.
La part des travailleurs couverts par des conventions collectives a considérablement diminué au cours des 30 dernières années, passant d'environ 66% en 2000 à environ 56% en 2018, fait aussi valoir la résolution.
Les députés considèrent la négociation collective comme un outil essentiel au bon fonctionnement de l'économie sociale de marché. Ils demandent que les partenaires sociaux soient dûment impliqués et consultés et souhaitent que l'UE s'attaque aux pratiques antisyndicales.
Les sociétés dotées de systèmes de négociation collective solides tendent à avoir des économies plus compétitives et plus résistantes et sont plus riches et plus égalitaires, ajoutent les députés, « ce qui montre la nécessité de soutenir le dialogue social au niveau national et au niveau de l'UE ».
La députée néerlandaise Agnes Jongerius (S&D), de son côté, a accusé le groupe PPE d'avoir voulu affaiblir le texte en favorisant les « syndicats contrôlés par les employeurs » et en imposant le « 'droit au travail' pour affaiblir le droit d'association ou d'action collective ».
Lien vers la résolution : https://aeur.eu/f/770 (Solenn Paulic)