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Bulletin Quotidien Europe N° 13170
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ACTION EXTÉRIEURE / MacÉdoine du nord

Bujar Osmani réaffirme la volonté de Skopje de progresser sur la révision de la Constitution du pays dans le cadre des négociations d'adhésion à l'UE

Le ministre des Affaires étrangères de Macédoine du Nord, Bujar Osmani, a fait le point, mercredi 26 avril, devant les membres de la commission des Affaires étrangères (AFET) du Parlement européen, sur les négociations devant mener, à terme, à l’ouverture des chapitres en vue de l’adhésion du pays à l’UE.

Un peu plus d’un an après sa dernière visite au PE (EUROPE 12916/13), M. Osmani a tout d’abord rappelé que Skopje n’avait « pas hésité » à aligner sa politique sur la position de l’UE vis-à-vis de la Russie, notamment en termes de sanctions, dans un contexte de guerre d’agression menée par Moscou en Ukraine.

« Nous sommes associés aux mesures depuis 2014 et, ce faisant, nous avons réaffirmé notre engagement dans le partage des principes et de la vision européenne », a insisté le ministre des Affaires étrangères macédonien.

Par ailleurs, M. Osmani a assuré que le gouvernement macédonien s’attaquerait à la révision de sa Constitution pour ouvrir le premier chapitre de négociation, relatif aux droits fondamentaux. Cette modification - dont avait dépendu la levée du veto bulgare pour l’ouverture des négociations d’adhésion de la Macédoine du Nord (EUROPE 12979/7) - prévoit l’inclusion des Bulgares dans les groupes ethniques reconnus par Skopje et la mise en œuvre du 'traité d’amitié' visant à éradiquer les discours de haine.

L’accent devrait aussi être mis sur les différentes réformes menant à l’examen analytique de l’acquis communautaire, par le biais, notamment, de la concrétisation des conclusions du Conseil européen des 23 et 24 juin 2022 (EUROPE 12978/1).

En outre, M. Osmani a indiqué qu’il comptait sur le Parlement européen pour avoir un « fort impact » lors de l’ouverture du premier cluster de chapitres de négociations d’adhésion afin « d'avancer sur des choses concrètes, telles que les feuilles de route, avec des réformes de l’administration publique, la question de l’État de droit et le fonctionnement démocratique des institutions ». Concernant, les deux derniers points, « un consensus avec les partis politiques nationaux » existe, a-t-il jugé.

Du côté des eurodéputés de la commission AFET du PE, les efforts du pays en matière de lutte contre la corruption, pour la démocratie et l’État de droit ont été largement salués. Toutefois, certains d’entre eux se sont inquiétés du potentiel manque de soutien de la société macédonienne face aux grandes questions liées à l’adhésion à l’UE ainsi qu’aux poussées nationalistes dans la région.

« Il y a eu des progrès, mais certaines vieilles habitudes ont la vie dure, surtout dans les Balkans », a commenté Stelios Kouloglou (La Gauche, grec). Et d'ajouter : « Il existe un mécontentement croissant en Macédoine du Nord. Il faudra aussi savoir de quelle manière lutter contre ».

« La Macédoine du Nord voudrait être totalement prête à assumer les obligations qui découleraient de sa qualité de membre d’ici la fin de l’année 2030. Il y a beaucoup de travail, mais nous pouvons le faire », a conclu M. Osmani. (Thomas Mangin)

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