L’ Autrichien Oliver Röpke a été élu, mercredi 26 avril, à la tête du Comité économique et social européen (CESE) pour une durée de deux ans et demi. Dans le cadre du renouvellement à mi-mandat, le Polonais Krzysztof Pater a également été élu en tant que vice-président chargé du budget et le Roumain Aurel Laurenţiu Plosceanu à la vice-présidence en tant que chargé de la communication.
Les priorités du mandat de M. Röpke à la présidence s’articuleront principalement autour de l’implication citoyenne, y compris pour les pays de l’élargissement. Des membres honoraires issus de la société des pays candidats à l’adhésion à l’UE seront nommés afin de les impliquer dans le travail consultatif du Comité.
Par ailleurs, un conseil composé de jeunes citoyens sera formé auprès de la présidence et les avis rendus par le CESE seront soumis à un ‘test de la jeunesse’.
Un panel de citoyens sera sélectionné en vue des futures élections du Parlement européen, qui auront lieu en 2024. Ces citoyens participeront à l’élaboration d’un programme électoral, dans lequel les priorités et attentes devraient être définies.
Des travaux seront aussi menés pour donner un rôle actif au CESE dans le cadre des élections à venir. « Nous voulons jouer un rôle crucial pour motiver les citoyens et les inciter à participer aux élections, les aider à lutter contre les ingérences et les pressions sur les médias », a expliqué M. Röpke.
Les priorités du mandat porteront aussi sur la réforme des institutions. « Il faut aller plus loin », par le biais d’une participation au registre de transparence de l'UE et d’un soutien à l'organe d'éthique de l’UE, a jugé le nouveau président élu du CESE.
Par ailleurs, des mesures, « si besoin, structurelles », devraient être proposées pour améliorer la participation des femmes. « Je veux plus de femmes à des postes de direction au sein du comité », a souligné M. Röpke.
Les propositions à venir dans le cadre du court mandat d’Oliver Röpke devraient aussi porter sur « l'intégration de la dimension prospective et le développement d'une perspective d'avenir dans les travaux du CESE ». Un sommet annuel regroupant des groupes de réflexion devrait voir le jour afin de « montrer que le comité rédige des avis, des rapports, mais mise aussi sur l'avenir », a conclu M. Röpke. (Thomas Mangin)