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Bulletin Quotidien Europe N° 13170
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CONSEIL DE L'EUROPE / Conseil de l'europe

La guerre en Ukraine et les valeurs fondamentales seront les priorités du Sommet de Reykjavik

À trois semaines du 4e Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Conseil de l’Europe, qui se tiendra les 16 et 17 mai prochains à Reykjavik, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Thórdís Kolbrún Reykfjörd Gylfadóttir, en a présenté les objectifs devant l’assemblée parlementaire réunie en plénière de printemps, mardi 25 avril.

« L’ordre du jour et le document final mettent clairement l’accent sur l’Ukraine », a-t-elle confirmé, en rappelant l’importance de la création d’un « Registre des dommages » « sous les auspices du Conseil de l’Europe, mais avec un large soutien des principales nations du monde ».

Il s’agirait d’« un événement historique pour notre organisation, mais surtout d’un pas important vers la responsabilisation pour les crimes commis dans cette guerre brutale ».

Nous sommes « à la croisée des chemins », a poursuivi la ministre, regrettant que, depuis 2003 (emprisonnement de Mikaïl Khodorkovsky), 2006 (assassinat d’Anna Politkovskaïa), 2008 (guerre en Ossétie du Sud), 2012 (emprisonnement des Pussy Riot), 2018 (empoisonnement des Skripal à Londres) et surtout l’annexion de la Crimée en 2014, l’Europe ait choisi « le confort plutôt que le courage », « la complaisance plutôt que la responsabilité ».

Le déclenchement de la guerre en Ukraine a enfin conduit à « un choix clair » : l’expulsion de la Russie du Conseil de l’Europe et la prise de conscience des attaques auxquelles est soumis notre système « fondé sur la démocratie libérale et les droits de l’homme ».

Le Sommet doit être l’occasion de nous « unir autour des principes fondamentaux du Conseil de l’Europe et de réaffirmer notre attachement commun aux valeurs qui se sont avérées si bénéfiques pour les populations du monde entier », a-t-elle conclu.

Des objectifs confirmés plus tard dans l’après-midi par la parlementaire irlandaise Fiona O’Loughlin (ALDE), en charge du rapport consacré à la contribution de l’Assemblée au Sommet.

Pour Siofra O’Leary, présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, qui lui a succédé à la tribune, le prochain Sommet arrive à un « moment crucial pour l’ordre européen fondé sur des règles ».

Elle déclare s’être concentrée sur des questions précises dans son Mémorandum préparatoire : la sauvegarde du système de la Convention européenne des droits de l’homme, les ressources de la Cour et un engagement renouvelé des États en ce qui concerne le caractère contraignant des arrêts.

La tenue de la session dans l’hémicycle du Parlement européen pendant les travaux qui se tiennent dans celui du Conseil de l’Europe lui a permis d’appeler de ses vœux « la création de synergies plus délibérées et plus productives entre le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ». (Véronique Leblanc)

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