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Bulletin Quotidien Europe N° 12699
ACTION EXTÉRIEURE / Birmanie

Les eurodéputés réclament la suspension des préférences tarifaires pour sanctionner la junte militaire birmane

Il faut toucher la junte militaire birmane où ça fait mal, selon les députés de la commission du commerce international au PE (INTA), qui ont eu un échange sur les relations commerciales avec la Birmanie, jeudi 15 avril. 

Le pays bénéficie du régime 'Tout sauf les armes' (TSA) du Système de préférences généralisées (SPG). Destiné aux pays les moins développés, ce régime permet de retirer les tarifs douaniers sur tous les biens importés depuis le pays en question, sauf sur les armes.

« Les liens entre l'économie et la junte militaire sont importants. Je pense donc que nous devons considérer la possibilité de retirer les préférences TSA », a affirmé Svenja Hahn (Renew Europe, allemande). 

La plupart de ses collègues l'ont rejointe sur ce point, faisant valoir le respect des droits de l'homme en échange des préférences tarifaires. Pour certains, les militaires qui bafouent les droits humains en Birmanie possèdent des entreprises exportatrices. « La Birmanie a des entreprises gérées par le ministère de la Défense, dont les bénéfices vont au régime militaire. [...]Les exportations d'entreprises privées sont quasi inexistantes », a affirmé Danilo Oscar Lancini (ID, italien). 

Les Verts/ALE sont les seuls à avoir montré une réserve sur cette suspension. Heidi Hautala (Verts/ALE, finlandaise) a appelé à la retenue sur des mesures qui pourraient affecter la population générale. « À ma connaissance, il est difficile d'identifier les produits qui sont aux mains du régime militaire. Donc, je crois qu'il est prématuré de lancer une enquête sur la suspension des préférences ». 

La Commission européenne, représentée par Peter Berz, chef d'unité à la DG Trade pour l'Asie du Sud-Est, a également rejoint cet avis : « Nous avons regardé dans quels secteurs les militaires sont actifs. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il n'y a pas beaucoup d'exportations vers l'UE par des compagnies détenues par les militaires ». Le Haut Représentant de l'UE, lui, est opposé à cette mesure qui affecterait la population (EUROPE 12663/2).

Les sanctions envers la Birmanie devraient être abordées lors du Conseil 'Affaires étrangères' du 19 avril. (Léa Marchal)

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