Une majorité d’eurodéputés a généralement salué, jeudi 15 avril, l’initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée ‘Une nouvelle ère sans cage’. L’objectif de cette ICE est de mettre fin, d’ici 2027, au « traitement inhumain des animaux d'élevage » enfermés dans des cages.
Une audition a eu lieu sur cette ICE, qui a recueilli 1,4 million de signatures, lors d’une réunion de la commission des pétitions et de la commission 'agriculture' du PE (EUROPE 12089/11).
Plusieurs eurodéputés, dont Norbert Lins (PPE, allemand) et Ulrike Müller (Renew Europe, allemande), ont souligné les coûts encourus par les agriculteurs pour effectuer ces changements.
Certains députés, comme Peter Jahr (PPE, allemand), ont demandé de régler le problème des importations de produits en provenance de pays tiers qui ne respectent pas les normes élevées de bien-être animal (concurrence déloyale).
Herbert Dorfmann (PPE, italien) a demandé une période transitoire suffisante pour s’adapter aux nouvelles règles.
Martin Häusling (Verts/ALE, allemand) et Anja Hazekamp (La Gauche, néerlandaise) ont soutenu et salué cette ICE, au contraire d’Ivan David (ID, tchèque), qui a défendu les cages « améliorées », et Zbigniew Kuźmiuk (CRE, polonais).
La commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a admis qu’il y a avait « des alternatives » à l’élevage en cage et a indiqué que ce problème serait traité lorsque la Commission proposera, en 2023, de réviser la législation sur le bien-être des animaux. (Lionel Changeur)