La Commission a annoncé, jeudi 25 mars, le lancement du programme Erasmus+ pour la période 2021-2027. Elle a en effet adopté ce jour le premier programme de travail annuel de ce pilier emblématique de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Elle a en outre lancé les premiers appels à financement (EAC/A01/2021).
Consciente de la popularité dont jouit cette structure créée en 1987, la commissaire Mariya Gabriel a insisté sur le fait qu'Erasmus+ est l'un des premiers programmes que la Commission lance dans le cadre du nouveau budget septennal de l'UE, après l'accord politique de décembre (EUROPE 12622/27).
« Erasmus+ reste un programme unique par son ampleur, sa portée et sa reconnaissance mondiale, couvrant 33 pays, les pays membres de l'Union plus 6 pays associés (Islande, Liechtenstein, Macédoine du Nord, Norvège, Serbie et Turquie NDLR), et accessible au reste du monde grâce à ses activités internationales », a-t-elle affirmé, insistant sur le fait que les Européens le considèrent comme l'un des résultats les plus positifs de l'UE.
Le programme bénéficie de 26,2 milliards d'euros (contre 14,7 milliards d'euros pour la période 2014-2020), auxquels s'ajoutent quelque 2,2 milliards d'euros provenant d'instruments extérieurs de l'UE. Il financera des projets de mobilité à des fins d'apprentissage et de coopération transfrontière pour 10 millions d'Européens de tous âges.
Interrogée en conférence de presse sur l'impact de la pandémie de Covid-19 sur les échanges transfrontaliers, Mariya Gabriel a rappelé que la Commission avait introduit « un maximum de flexibilité avec la clause de force majeure » qui permettait de retarder les départs. « La mobilité physique ne pourra pas être remplacée par de nouvelles technologies. Néanmoins, les programmes intensifs hybrides permettent, dans un premier temps, d'envisager une mobilité virtuelle, tant que la situation ne permettra pas plus », a-t-elle expliqué.
Quant à une potentielle subordination de ces échanges au futur certificat vert numérique de l'UE, Mme Gabriel a botté en touche. Elle a mis en avant le fait que la liberté académique était une valeur fondamentale de l'UE. « Le processus suit son cours : la proposition est sur la table et l'objectif est de faire en sorte que ce document permette de voyager », ajoutant que les jeunes ne devaient pas être exclus. (Sophie Petitjean)