Les eurodéputés estiment que l’échelon régional doit être plus entendu et pris en compte dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques environnementales et de lutte contre le changement climatique, dans un rapport d’initiative porté par Tonino Picula (S&D, croate), adopté (572 voix contre 79, 37 abstentions) en session plénière jeudi 25 mars.
Rappelant que les autorités locales et régionales sont en première ligne sur le front de la lutte climatique (90% des mesures européennes en matière d’environnement et de changement climatique sont mise en œuvre au niveau local), ils réclament dès lors le plein respect des principes de gouvernance multiniveaux et de partenariat, conformément à la politique de cohésion.
Ainsi, ils mettent en avant l’importance d’associer les collectivités locales et régionales à l’évaluation des politiques en matière de changement climatique dans le cadre du 'Semestre européen'. Ils invitent en outre les États membres à publier un tableau de bord régulièrement mis à jour qui mesure les conséquences territoriales des plans de relance nationaux et européen.
D’une manière générale, ils rappellent le rôle cardinal que peut jouer la politique de cohésion dans la mise en œuvre des politiques environnementales et dans l’atteinte des objectifs du Pacte vert et mettent en avant l’importance de mieux coordonner la politique de cohésion avec les autres politiques de l'UE à ce titre.
Mercredi 24 mars, l’Alliance pour la politique de Cohésion a envoyé un message similaire aux États membres en vue du Conseil européen pour ce qui est du Plan de relance (EUROPE 12685/11).
Pour voir le rapport : https://bit.ly/3rhy23z (Pascal Hansens)