La Présidence estonienne du Conseil de l’Union européenne et les représentants du Parlement européen sont parvenus mardi 12 décembre, à l’issue d’une seconde réunion de négociations interinstitutionnelles (‘trilogue’), à trouver un accord de principe sur la révision des directives 2003/59/CE et 2006/126/CE, relatives respectivement à la qualification initiale et la formation continue des travailleurs du secteur des transports, notamment les chauffeurs de bus et cars, et au permis de conduire.
Peu de difficultés étaient envisagées à l’occasion de ces réunions entre Présidence estonienne du Conseil et Parlement, les ministres (EUROPE 11804) et les députés (EUROPE 11882) s’étant facilement entendus respectivement en juin et en octobre derniers. Les colégislateurs devaient donc régler essentiellement des points techniques.
Ce texte va notamment permettre aux chauffeurs de poids lourds de se voir reconnaître la formation reçue dans les autres États de l’UE que celui où ils ont obtenu leur licence. La formation continue obligatoire que doivent recevoir les chauffeurs devra, en outre, aborder les questions environnementales et de sécurité.
Kadri Simson, la ministre estonienne aux Affaires économiques et à l’Infrastructure, s’est félicitée d’un texte qui rendra plus facile « pour les chauffeurs, de se déplacer entre différents pays de l’UE pour raisons professionnelles et pour les entreprises de transport, d’employer des travailleurs qualifiés ».
Si la date d’approbation de l’accord interinstitutionnel par les représentants permanents des États membres (‘Coreper’) n’est pas encore connue, ceux-ci ne devraient néanmoins se prononcer qu’en 2018, à l’instar des députés européens réunis en session plénière. (Lucas Tripoteau)