La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, le représentant américain au Commerce, Robert E. Lighthizer, et le ministre nippon du Commerce, Hiroshige Seko, devaient adopter, en marge de la 11ème conférence ministérielle de l'OMC, mardi 12 décembre, une déclaration visant à renforcer la coopération trilatérale UE/États-Unis/Japon à l'OMC contre les surcapacités dans les secteurs industriels clés - comme l'acier - sur les marchés mondiaux, et ciblant implicitement la Chine.
« Nous partageons l'avis selon lequel de graves capacités excédentaires dans les secteurs clés, exacerbées par le financement et le soutien gouvernenemental à l'expansion de capacités, les conditions déloyales causées par d'importantes subventions ayant des effets de distorsion du marché et d'importantes subventions aux entreprises publiques, le transfert forcé de technologie et les exigences de contenu local sont de sérieuses préoccupations pour le bon fonctionnement du commerce international et la croissance durable de l'économie mondiale », soulignait le projet de déclaration, dont EUROPE a obtenu une copie.
Pour répondre à cette préoccupation critique, l'UE, les États-Unis et le Japon devaient convenir « d'améliorer la capacité de la coopération trilatérale au sein de l'OMC et dans d'autres instances pour éliminer ces pratiques anticoncurrentielles générant des distorsions de marché et d'autres mesures protectionnistes des pays tiers ». (Emmanuel Hagry)