Les ministres de l’Intérieur de l’UE ont souligné, jeudi 6 juillet à Tallinn, lors d’une réunion informelle, à quel point l’interopérabilité des systèmes d’information était cruciale et se sont entendus pour avancer rapidement sur les propositions mises sur la table, a indiqué Andres Anvelt, le ministre estonien de l’Intérieur.
La Commission européenne a déjà proposé la semaine dernière le renforcement de l’agence Eu-LISA (EUROPE 11819) et devrait proposer à la fin de l’année une nouvelle initiative législative sur les options techniques assurant l’interopérabilité des systèmes d’informations européens, qui englobent, entre autres, le SIS, Eurodac ou encore les futurs systèmes ETIAS et Entrée/sortie.
L’une des options techniques vise notamment à mettre en place un portail unique qui permettrait aux autorités répressives de faire des recherches simultanées dans les bases de données. Mais cet outil pose aussi des questions de respect des données personnelles et des droits fondamentaux.
Le ministre de l’Intérieur estonien a promis que ces nouveaux outils devraient garantir des « standards élevés de protection des données » et respecter les droits fondamentaux, a-t-il dit lors de la conférence de presse finale. Un travail technique commencera sur le respect de ces aspects, a-t-il ajouté.
Pour Andres Anvelt, l’interopérabilité des bases de données est notamment importante dans le contexte migratoire et de la politique de retours des migrants en situation irrégulière. Tant que les bases de données ne communiquent pas entre elles, il n’y a pas d’informations sur les décisions de retours prises, a-t-il dit, et la politique européenne en la matière ne peut pas marcher. (Solenn Paulic)