06/07/2017 (Agence Europe) – L’eurodéputé socialiste français Éric Andrieu a qualifié de « supercherie » la mise en place par le Premier ministre français, Édouard Philippe, jeudi 6 juillet, d’une commission nationale d'évaluation de l’accord de libre-échange UE/Canada (CETA), promesse de campagne électorale du président français, Emmanuel Macron. « 90% du CETA s’appliquera au plus tard le 1er septembre, quoi qu’en dise cette commission d'évaluation, et arriveront très vite sur le marché européen 50 000 tonnes de viandes de bœuf dans des conditions d'élevage diamétralement opposées aux nôtres au plan sanitaire, de traçabilité et de bien-être animal. La démarche du gouvernement français serait crédible s'il commençait par refuser l’entrée en vigueur du CETA en demandant un vote négatif du Parlement français sur la ratification, ce qui suspendrait l'accord et laisserait le temps à cette commission de mener à bien ses travaux », a estimé M. Andrieu. (EH)