Le Comité économique et social européen (CESE) a voté, mercredi 5 juillet, à l’occasion de sa session plénière, un avis porté par Tellervo Kylä-Harakka-Ruonala sur ‘Les conséquences de la numérisation et de la robotisation des transports sur l’élaboration des politiques de l’Union’.
Partant du postulat que la numérisation et la robotisation des transports peuvent « apporter un certain nombre de progrès » dans la société, le rapport tient également compte des préoccupations qui résultent de ces transformations, concernant par exemple le respect de la vie privée ou l’emploi. En marge du vote du texte, le rapporteur du texte a justifié auprès d’EUROPE les différentes problématiques envisagées par cet avis. « Nous devons regarder la numérisation et la robotisation sous plusieurs aspects : l’économie, l’emploi, les citoyens ou encore l’environnement. Ces deux phénomènes sont transversaux et toute la société est concernée. Le transport ne fait, à cet égard, pas exception », selon Madame Kylä-Harakka-Ruonala.
Afin de tirer pleinement profit des avancées technologiques dans le secteur des transports, le rapport adresse un certain nombre de recommandations aux institutions de l’Union et aux États membres. Tellervo Kylä-Harakka-Ruonala souligne ainsi la nécessité d’investir dans des infrastructures numériques de pointe, qui nécessitent, d’après elle, une mobilisation des instruments de financement de l’Union. L’UE devrait aussi jouer un « rôle précurseur » en matière d’interopérabilité pour permettre une connectivité transfrontalière.
Considérant, en outre, la numérisation et la robotisation comme une opportunité de bénéficier d’un avantage concurrentiel face au reste du monde, le rapport se positionne en faveur de « l’introduction de nouveaux types de modèles économiques » reposant notamment sur des plateformes numériques européennes. Si des opportunités économiques apparaissent, Mme Kylä-Harakka-Ruonala n’ignore cependant pas les inquiétudes relatives à l’emploi et souligne que certains métiers du transport pourraient « se raréfier ». C’est pour cela qu’elle appelle à un dialogue social ainsi qu’à une adaptation de la formation et de l’éducation aux nouvelles technologies.
Le CESE identifie ensuite des défis sociétaux qui se posent consécutivement à la numérisation et à la robotisation des transports. Il préconise ainsi une protection de la vie privée et des données des citoyens et met également l’accent sur la cybersécurité. Enfin, le rapport souligne que le développement des nouvelles technologies devrait aller de pair avec la protection de l’environnement. (Lucas Tripoteau)