Le Parlement européen a validé, jeudi 6 juillet à Strasbourg, la mise en place d’une commission spéciale sur le terrorisme, comme les groupes PPE et ADLE du PE l’avaient demandé il y a quelques semaines. Le mandat de cette commission a été adopté par 527 voix pour, 73 contre et 36 abstentions.
Alors que l'institution de cette commission s’était heurtée à la résistance du groupe S&D, la Conférence des présidents a décidé de mettre en place la commission mercredi 5 juillet.
Cette commission spéciale, qui n’est pas une commission d’enquête, aura pour objectif de faire la lumière sur les dysfonctionnements intervenus entre les services des États membres et les défaillances en matière de transmission des informations.
« Notre commission parlementaire émettra des recommandations afin d’assurer une meilleure protection des citoyens tout en évaluant l'impact des mesures antiterroristes sur leurs droits fondamentaux», avait expliqué le 5 juillet, dans un communiqué, le coprésident des Verts/ALE, le Belge Philippe Lamberts, dont le groupe a estimé que la constitution de cette commission était la bonne décision à prendre.
Elle devra aussi se pencher sur la mise en œuvre des mesures existantes dans le domaine de la gestion des frontières extérieures, tout comme sur l'interopérabilité des systèmes d'information européens. Cette commission aura une durée d'existence de 12 mois selon le mandat soutenu jeudi et sera composée de 30 députés. (Solenn Paulic)