Le Parlement européen recommande de prendre en compte les spécificités du genre dans les politiques de santé. Réuni à Strasbourg mardi 14 février, il a adopté une résolution non législative portant tout spécifiquement sur la santé mentale et les essais cliniques.
« C’est dans ces deux domaines que les inégalités sont les plus fréquentes.», a commenté le rapporteur, Beatriz Becerra Basterrechea (ADLE, espagnole), avant de regretter que le plus grand groupe du Parlement, le PPE, s’oppose aux amendements liés aux femmes migrantes, aux LGBTI et à l’avortement. Plus tôt dans la semaine, la commissaire Margrethe Vestager avait soutenu le projet de résolution, appelant à une « approche holistique » pour mettre un terme auxdites inégalités. Elle a notamment recommandé de se pencher sur les conséquences des maladies chroniques sur la santé mentale.
Parmi ses messages clés, le rapport souligne que les inégalités de représentation des genres dans les essais cliniques sont particulièrement préjudiciables dans des domaines tels que le traitement de la maladie d’Alzheimer, du cancer ou encore des accidents vasculaires cérébraux. Partant, les députés soulignent que les essais cliniques devraient être « inclusifs, non discriminatoires et réalisés dans des conditions d’égalité, d’inclusion et d’absence de marginalisation ». Ils invitent également l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (EMEA) à élaborer des lignes directrices distinctes pour les femmes dans les essais cliniques. Le rapport peut être consulté à la page : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT +TA+P8-TA-2017-0028+0+DOC+XML+V0//FR. (Sophie Petitjean)