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Bulletin Quotidien Europe N° 11663
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les eurodéputés réclament de nouveaux outils de gestion des risques

Pour aider les agriculteurs à faire face à la volatilité des prix, l’UE devrait concevoir de nouveaux outils de gestion des risques et des crises, a estimé, mardi 8 novembre, la commission de l’agriculture du Parlement européen.

Les députés ont adopté (29 voix pour 11 contre et 3 abstentions) le rapport d’initiative d’Angélique Delahaye (PPE, française) sur les outils de la PAC (politique agricole commune) permettant de réduire la volatilité des prix sur les marchés agricoles. Neuf amendements de compromis ont été approuvés par la commission agriculture du PE couvrant l'essentiel du rapport ainsi que huit autres amendements (sur près de 400 déposés au total).

Mme Angélique Delahaye a indiqué à EUROPE qu'elle avait accepté d'ajouter dans son rapport une partie consacrée à la gestion des crises, alors qu'au départ elle voulait évoquer uniquement le problème de la volatilité des prix (donc la gestion des risques).

Les instruments de gestion des risques existants, tels que les fonds de mutualisation ou les outils de stabilisation des revenus et d’assurance, sont mis en œuvre de façon trop lente et inégale, et sont peu financés, déplorent les députés. Ils réclament ainsi de nouveaux outils de gestion des risques climatiques, sanitaires et économiques qui soient plus équitables, plus efficaces et plus réactifs (et aussi plus abordables pour les agriculteurs et financés de manière adéquate).

Étude demandée sur les aides contracycliques

Un amendement de compromis entériné demande à la Commission européenne de mener une étude sur les aides contracycliques et sur la capacité, pour l'UE, de mettre en place de telles aides comme mesures de gestion des crises, a expliqué aussi Mme Delahaye. Elle n'est pas contre ce type d'aides, mais estime que ce qui fonctionne sur le continent américain n'est pas forcément transposable sur le continent européen.

Par ailleurs, les députés soulignent que la réserve de crise devrait rester en dehors du budget de l’UE afin d'assurer une plus grande flexibilité.

Les députés demandent aussi : - de renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire, grâce à l’introduction de contrats standards, transparents, équilibrés, négociés collectivement, et qui fixent, notamment, le prix des produits et des périodes de paiement ; - des informations en temps réel sur la disponibilité des produits agricoles ; - des observatoires européens des prix agricoles qui couvrent l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

Selon le calendrier prévu à ce stade, le texte sera débattu et voté par le PE lors de la session plénière des 12-15 décembre à Strasbourg.

Repenser la PAC. Mme Delahaye espère que son rapport sera la pierre angulaire des réflexions sur la PAC après 2020.  Elle n'exclut pas la création d'un nouveau pilier de la PAC pour tenir compte des effets de la volatilité des prix. Beaucoup de risques ne sont pas liés à la PAC, a encore rappelé Mme Delahaye. (Lionel Changeur)

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