Strasbourg, 15/04/2014 (Agence Europe) - eCall n'est pas encore une réalité dans les voitures, mais il est déjà établi que l'infrastructure qui devra recevoir les appels d'urgence via le numéro 112 en cas d'accident de la route sera en place d'ici à octobre 2017 au plus tard. Le Parlement européen a entériné, mardi 15 avril, le compromis dégagé en trilogue à ce sujet par 538 voix pour, 126 contre et 10 abstentions, sur la base du rapport de Philip De Backer (ALDE, belge)
C'est une première étape seulement avant que le système d'appel automatique d'urgence eCall, dont la technologie est mature, devienne une réalité pour les conducteurs européens. En effet, les négociations sont encore en cours pour déterminer quand il sera obligatoire pour les fabricants d'installer les appareils dans toutes les voitures particulières et dans les utilitaires légers en Europe. Le Parlement, pour sa part, a tablé pour octobre 2015.
Dès lors, les règles relatives à l'infrastructure, confirmées par le Parlement européen au cours de cette session plénière, prévoient aussi que le réseau puisse être disponible plus tôt, soit 6 mois avant que les appareils soient installés dans les nouvelles voitures. Il incombera aux États membres d'organiser au mieux la prise en charge des appels d'urgence, la directive n'étant pas trop prescriptive à ce sujet tant que le service reste gratuit pour les usagers de la route. C'est donc une première étape pour qu'eCall puisse assurer la sécurité routière à moindre coût. La Commission estime que le déclenchement de services d'urgence sera de 40% à 50% plus rapide, et que 4% de décès dus à des accidents de la route pourront être évités. Pour le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, le système est dès lors un atout majeur pour contribuer à atteindre l'objectif de diviser par deux le nombre de tués sur les routes d'ici 2020 (chiffres 2010). (MD)