login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11061
Sommaire Publication complète Par article 19 / 39
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) maroc

Fruits et légumes, « vive tension »

Bruxelles, 15/04/2014 (Agence Europe) - La colère monte d'un cran supplémentaire au Maroc, après la proposition de modification du régime d'accès au marché communautaire de fruits et légumes de pays tiers. Les associations de producteurs et d'exportateurs marocains protestent et multiplient les commentaires dans presque tous les médias du royaume contre cette mesure qui annonce une « vive tension » dans les relations avec l'UE.

Conséquences: de récentes déclarations laissent entendre que le Maroc « prendrait le temps » pour mettre en oeuvre l'accord de pêche avec l'UE. La tenue de la commission mixte de pêche, promise pour les prochaines semaines et qui devrait donner le feu vert final pour l'application de l'accord, serait « retardée », selon la secrétaire générale du département ministériel de la pêche, Zakia Driouich, citée par l'agence officielle MAP.

« À quoi joue l'Union européenne ? », se demande un hebdomadaire économique, citant le vice-président de la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes (FIFEL), Mounir Omar, qui estime qu'il s'agit là « d'un message politique fort qui confirme aujourd'hui que nous avions accordé des avantages, dans le cadre de l'accord de pêche, que nous n'aurions peut-être pas dû accorder. Nous devons revoir notre position à la lumière de ce nouveau fait ».

Le Premier ministre a convoqué en fin de semaine dernière l'ambassadeur européen à Rabat, Rupert Joy. Le ministre de l'Agriculture, Aziz Akhannouch, a aussi exprimé un fort mécontentement: « C'est une relation de confiance et de partenariat durable qui est mise à mal », a-t-il dit. La démarche européenne serait « aussi étonnante qu'incompréhensible de la part d'un partenaire historique ». C'est, à son avis, un « retour en arrière sur des négociations qui ont mobilisé pendant une longue période les responsables marocains et européens ».

Le président de la commission de l'agriculture, du développement rural et de la pêche, Ahmed El Amrani, a affirmé que « l'agriculture marocaine est de grande qualité en comparaison avec l'agriculture européenne, ce qui explique cette tentative qui vise à achever notre agriculture ». Il a indiqué que « tous les agriculteurs et les chambres agricoles du royaume sont prêts à réagir contre cette décision, quitte à boycotter toutes les matières premières importées de l'UE ». Le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a affirmé, la semaine dernière, que « le gouvernement a choisi d'adopter une position claire et ferme pour défendre les intérêts du Maroc et des Marocains » et que « des mesures seront prises dans les prochains jours », rapportent encore les médias. (FB)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE