Bruxelles, 21/01/2014 (Agence Europe) - Plusieurs ONG, dont Amnesty International, ont demandé le 21 janvier à la présidence grecque de l'UE de s'attaquer aux violations des droits fondamentaux et de faire en sorte que l'UE y donne une réponse solide.
Amnesty a ainsi livré à la présidence grecque mais aussi à la commissaire Malmström, qui rencontrait lundi le secrétaire général de l'association, Salil Shetty, une série de recommandations, axées en particulier sur le traitement des migrants.
La présidence grecque a une opportunité en or de s'attaquer au traitement dégradant des migrants et demandeurs d'asile aux frontières de l'UE, relève l'ONG, à la discrimination des Roms et au niveau « alarmant » des crimes de haine. Les violences contre les femmes et jeunes filles devraient aussi figurer dans cette feuille de route.
Parmi les pistes d'action suggérées par Amnesty International, la détention des migrants devrait être bannie au profit de solutions alternatives, écrit l'ONG. Pour les crimes de haine, il s'agirait aussi de se préoccuper de la situation des LGTBI (lesbiennes, gays, transsexuels, bisexuels, intersexes). La présidence pourrait aussi travailler sur le cas des prisonniers politiques, notamment le cas des « Trois Bolotnaya » emprisonnés en Russie depuis 2012 (Vladimir Gheorgievich Akimenkov, Artiom Victorovich Saviolov et Mikhaïl Aleksandrovich Kosenko avaient été arrêtés le 6 mai 2012 au cours d'une manifestation sur la place Bolotnaïa de Moscou et accusés d'avoir participé à des « émeutes de grande ampleur ».
D'autres ONG ont lancé un appel à la présidence grecque mais cette fois pour que la Grèce s'acquitte elle-même de ses obligations au titre des droits fondamentaux, écrivent dans un communiqué une vingtaine d'associations dont La ligue des droits de l'homme belge, le CATDM Europe ou le réseau Attac européen.
Ces associations ont d'ailleurs adressé une lettre au président du Parlement européen en lui demandant de rédiger un rapport sur la situation des droits de l'homme, de l'état de droit et de la démocratie en Grèce en vertu de l'article 7 du TUE. La lettre fait notamment état d'un « d'un nombre important de violations sérieuses de la Charte européenne des droits fondamentaux perpétrées systématiquement dans ce pays, en particulier depuis qu'il est soumis aux rudes programmes économiques de la troïka », écrivent les associations. (SP)